Sous la houlette du Dr MANAOUDA Malachie, Ministre de la Santé Publique et émissaire du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, le Cameroun a fièrement représenté l’Afrique sur la scène internationale. Le 3 février, lors des travaux du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève, le Cameroun a marqué les esprits par des interventions mesurées mais déterminées, plaidant pour une vision de santé mondiale plus équitable, durable et centrée sur les défis concrets des populations.

Dans les arènes internationales où la santé universelle est souvent débattue en termes théoriques, le Dr MANAOUDA Malachie a choisi de parler une autre langue : celle de l’expérience. Depuis 2023, le Cameroun s’est résolument engagé dans la mise en œuvre progressive de la Couverture Santé Universelle (CSU), une démarche qui mobilise ses ressources, ses institutions et son personnel. S’alignant sur la déclaration régionale portée par le Togo au nom de toute l’Afrique, le Ministre a salué le rapport du Directeur Général de l’OMS, avant de partager sans fard le chemin parcouru par son pays. Les progrès sont, selon lui, tangibles : une demande de soins accrue témoignant d’un regain de confiance, une offre de services qui se structure et s’améliore, et un cadre législatif en pleine expansion, illustré par l’adoption récente de la loi sur la transplantation de tissus et d’organes. Ces avancées se traduisent concrètement par une meilleure équité dans la prise en charge, y compris pour les maladies rares, une priorité nationale qui gagne du terrain.

Cependant, avec la franchise qui caractérise un homme de terrain, le Dr MANAOUDA Malachie n’a pas manqué de souligner les défis persistants. Parmi eux, la mobilisation des ressources locales, bien qu’aujourd’hui effective, reste insuffisante et doit être davantage renforcée pour assurer la pérennité des acquis.
Le Cameroun plaide ainsi pour un engagement politique fort et continu, au-delà des déclarations d’intention. Il appelle à la mise en place de politiques publiques concrètes, de cadres réglementaires solides et d’une gouvernance rigoureuse, s’appuyant sur des données scientifiques fiables pour guider les décisions. Le message est sans équivoque : la CSU ne pourra être durablement ancrée sans un accroissement significatif de l’investissement financier, lequel devra combiner les efforts nationaux, les partenariats public-privé et une solidarité internationale renforcée. Au nom du Cameroun, le Dr MANAOUDA Malachie a réaffirmé la ferme détermination de son pays à accompagner la mise en œuvre de la CSU, des Soins de Santé Primaires et d’une approche centrée sur le patient.
Sur la question cruciale de la vaccination, le Ministre a adopté une perspective lucide face à un monde en mutation rapide. L’Agenda Vaccination 2030, bien que sa pertinence soit confirmée par le bilan à mi-parcours, a révélé les fragilités structurelles des systèmes de santé, exacerbées par la pandémie de COVID-19, les crises humanitaires, les impacts du changement climatique et la contraction des financements mondiaux. Face à cette réalité complexe, le Cameroun lance un appel pressant à un sursaut collectif. Il s’agit de réengager activement la communauté internationale autour de l’Agenda Vaccination 2030, de replacer l’Afrique au centre des stratégies visant à garantir l’équité vaccinale, et d’assurer des financements plus prévisibles et stables. Ces conditions sont jugées essentielles pour une protection durable des populations contre les maladies évitables par la vaccination.

Prenant la parole au nom des 47 États membres de la Région africaine de l’OMS, le Dr MANAOUDA Malachie a élargi le débat aux perspectives d’avenir, notamment celles incarnées par la santé numérique et l’intelligence artificielle. Ces technologies sont reconnues comme de puissants leviers pour anticiper les crises sanitaires, optimiser la planification des services et améliorer l’allocation des ressources. Toutefois, le message est résolument mesuré : cette transformation ne saurait être aveugle. L’Afrique appelle à une gouvernance éthique et sécurisée des données de santé, fondée sur la transparence et la confiance des citoyens. Elle insiste également sur la nécessité d’harmoniser les cadres réglementaires nationaux et régionaux pour garantir l’interopérabilité des systèmes, assurer une protection robuste des données et lutter efficacement contre la cybercriminalité. En somme, une approche réfléchie et méthodique est prônée pour exploiter pleinement le potentiel de ces innovations tout en en maîtrisant les risques.

À Genève, le Ministre de la Santé Publique du Cameroun a emané l’image d’un leadership discret, mais constant. Un responsable à l’écoute, qui propose des solutions réalistes et qui agit avec détermination. À travers ses interventions concises et pertinentes, le Cameroun confirme sa place parmi les nations africaines qui ne se contentent plus de subir les décisions globales, mais qui contribuent activement à façonner un avenir de santé plus juste et plus résilient pour le continent.
Oscar Abessolo, Source: Cellcom Minsante


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