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Journée Internationale de la Femme: le Minproff présente la portée éthique de la 41è edition

Droits, justice action et inclusion sont les 4 piliers de la célébration placée sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ». Ils ont brièvement été présentés par Marie Thérèse Abena Ondoa, lors de la cérémonie officielle de lancement qu’elle présidait le 20 février 2026, à Nkoteng.

Le thème retenu pour cette édition décline quatre piliers fondamentaux destinés à guider les réflexions et les initiatives en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles à travers le pays. Cette édition se veut une invitation pressante à transformer les discours en actes concrets, en mettant l’accent sur une approche holistique et sans exclusive. Lors de son intervention didactique, Marie Thérèse Abena Ondoa, entourée de personnalités et de partenaires au développement, a souligné la nécessité de considérer ces quatre composantes avec une importance égale. Le thème invite ainsi à une réflexion approfondie sur les défis persistants et les avancées à consolider dans chaque domaine. « Ce thème met en évidence quatre problématiques : les droits, la justice, l’action et l’inclusion. La formulation particulière du thème invite à mettre le même accent sur les quatre problématiques, et à donner un écho particulier à chacune », a-t-elle expliqué, posant les bases d’une démarche ambitieuse.

Le volet « Droits » aborde l’infinie complexité de la situation des femmes au Cameroun. Bien qu’une égalité formelle et constitutionnelle soit inscrite dans la loi, la réalité vécue est souvent marquée par des pratiques socioculturelles néfastes, des inégalités structurelles tenaces et un taux alarmant de violences basées sur le genre. Le Ministère, à travers de multiples actions gouvernementales visant la promotion de l’égalité des sexes, reconnaît que des défis majeurs demeurent. L’éradication des violences faites aux femmes, l’amélioration de leur accès à l’emploi, à l’éducation, à la formation professionnelle, ainsi que leur présence accrue dans les sphères de prise de décisions, constituent des priorités absolues. Il s’agit de passer au-delà des cadres législatifs pour s’attaquer aux racines des discriminations et des préjudices subis par les femmes et les filles.

En matière de « Justice », le ministre de la promotion de la femme et de la famille a mis en lumière le décalage entre un cadre juridique jugé pourtant progressiste et les obstacles rencontrés sur le terrain. L’impunité face aux violences basées sur le genre, les difficultés d’accès des femmes aux services judiciaires, la lenteur des procédures et le poids des normes coutumières qui peuvent parfois priver les femmes de leurs droits reconnus, sont autant de problématiques qui appellent une action résolue. La justice, dans le cadre de ce thème, ne se limite pas à la simple application des lois ; elle vise à garantir un accès équitable et inclusif aux services judiciaires pour toutes et à une protection égale devant la loi. C’est aussi une invitation à s’assurer que les lois existantes sont effectivement appliquées, en adoptant, si nécessaire, des législations spécifiques tenant compte des réalités genrées, afin que la protection juridique soit une réalité tangible et universelle.

Marie Thérèse Abena India a présenté le pilier « Action » comme un appel fort à passer des engagements, souvent renouvelés, à des initiatives concrètes et mesurables. Il s’agit de concrétiser les droits inscrits dans les lois, les politiques et les stratégies gouvernementales en réalités vivantes, ayant un impact direct et positif sur la vie quotidienne des femmes et des filles. Cette transformation requiert la mobilisation de tous les corps sociaux : les pouvoirs publics, les collectivités territoriales décentralisées, la société civile, le secteur privé, les leaders communautaires, les familles et les médias. Collectivement, ces acteurs sont appelés à œuvre pour la prévention des violences, au renforcement des mécanismes de protection existants, à l’application rigoureuse des lois et, surtout, à la transformation profonde des normes sociales et culturelles qui perpétuent les inégalités et les discriminations.

La composante « Inclusion », explicitement soulignée par l’usage du déterminant « TOUTES » mis en majuscule, insiste sur le principe fondamental qu’aucune femme ou fille ne doit être laissée pour compte dans les efforts déployés pour l’égalité . Selon la Minproff, cette partie du thème vise à garantir que les actions entreprises prennent en compte les vulnérabilités spécifiques de différentes catégories de femmes et de filles, y compris celles qui sont marginalisées ou en situation de précarité extrême. L’objectif est d’adopter une approche véritablement inclusive, équitable et participative, assurant ainsi à chaque femme et à chaque fille la pleine jouissance de ses droits fondamentaux et un accès égal aux opportunités de développement et d’épanouissement. La 41ème édition, par ces quatre piliers, promet d’être un jalon significatif dans la quête d’un Cameroun où l’égalité entre les sexes est une réalité vécue par toutes et pour toutes.

Oscar Abessolo

Written by oscar

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