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Droits de l’Homme en contexte électoral : L’ONU et la CDHC guident la transformation au Cameroun

Dans un effort concerté pour ancrer le respect des droits de l’homme au cœur des processus électoraux à travers le pays, un cycle d’ateliers s’est tenu à Buea, du 26 au 29 août 2025. Organisé par le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale en partenariat avec la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), cet événement visait à renforcer les capacités et à poser les jalons d’une gouvernance électorale respectueuse des libertés fondamentales, particulièrement auprès des forces de l’ordre et des organisations de la société civile (OSC).

La rencontre a souligné une volonté commune de professionnaliser davantage les opérations de maintien de l’ordre et d’outiller les acteurs de terrain pour des interventions justes et inclusives, même dans des contextes sécuritaires tendus. L’initiative a été conçue pour contribuer significativement à la promotion et à la protection des droits humains durant les périodes électorales au Cameroun. Ce qui passe notamment par le renforcement des capacités des OSC locales et l’élaboration collective d’un guide pratique d’observation électorale axé sur les droits humains.

Soulignant la profondeur de l’engagement, ces ateliers entendent améliorer la compréhension par les participants des normes internationales et des cadres juridiques nationaux relatifs aux droits de l’homme dans les contextes électoraux, à clarifier les rôles et responsabilités essentiels des OSC dans la sauvegarde et la promotion de ces droits avant, pendant et après les élections, et à favoriser une approche inclusive en intégrant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes tout au long du cycle électoral. En outre, les ateliers visaient à décortiquer les mécanismes de prévention des conflits et des violations potentielles des droits, aboutissant à l’élaboration concrète d’un guide pratique adapté au contexte local pour l’observation électorale fondée sur les droits de l’homme.

Le vice-président de la CDHC a mis en lumière la pertinence de cette formation face aux réalités complexes des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, confrontées à des défis sécuritaires majeurs depuis huit ans. « Le contexte socio-politique de ces deux régions nous impose une responsabilité accrue », a-t-il déclaré. « Ce climat invite à une approche respectueuse des droits humains, même dans les situations les plus délicates. C’est pourquoi cette formation tombe à point nommé ». Il a insisté sur le double impératif de la démarche : « professionnaliser davantage nos Forces de maintien de l’ordre en renforçant leur culture du respect des Droits humains. Elle vise par la même occasion à vous rappeler que le respect des Droits de l’homme ne s’oppose pas à l’efficacité opérationnelle. Au contraire, elle en est une condition essentielle ». Cette vision souligne une perspective de montée en compétence et de renforcement de la confiance entre les citoyens et les corps de sécurité, cette confiance étant le fruit d’un professionnalisme, d’une impartialité et d’un respect des règles, à la fois réels et perçus.

La formation vise à équiper les participants non seulement juridiquement et stratégiquement, mais aussi humainement, afin de leur permettre de gérer avec discernement et responsabilité les défis sur le terrain. Qu’il s’agisse de l’application du régime des manifestations, de la gestion des foules, de la prévention des violences ou des interventions proportionnées en cas de troubles à l’ordre public, les principes fondamentaux des droits de l’homme seront au premier plan. « Cette formation, j’en suis convaincu, contribuera à renforcer les capacités des acteurs de première ligne (que vous êtes ) dans la préservation de l’ordre dans un État souverain, dans le strict respect des principes démocratiques et de l’État de droit » a affirmé le représentant de la CDHC. En somme, il s’agit de s’assurer que chaque action sur le terrain, chaque décision prise dans l’urgence, soit guidée par la légalité, la nécessité, la proportionnalité et le respect impératif de la dignité humaine. « La force ne doit jamais être un réflexe, mais une ultime réponse, encadrée, mesurée et justifiée » a-t-il conclu, martelant l’importance d’une posture de retenue et de responsabilité.

Oscar Abessolo

Written by Tribune de l'info

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