in

Cheikh Tidiane Dieye porte la voix du Sénégal pour l’ODD 6 à Yaoundé

Sous la houlette de la Vice-Président du Conseil des Ministres Africains de l’Eau (AMCOW), le Sénégal a brillamment présenté à l’Afrique sa vision qui place le Partenariat public-privé au coeur de sa stratégie pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable. C’était en marge du
23e Congrès international de l’Association Africaines de l’Eau et de l’Assainissement.

Yaoundé a résonné de l’engagement panafricain en faveur de l’Objectif de Développement Durable 6. Une délégation sénégalaise imposante, porteuse de l’esprit de Terranga, s’est distinguée au 23e Congrès international de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA). Dirigée par le Ministre Cheikh Tidiane Dieye, Vice-Président de l’AMCOW, et marquée par la présence de Diarra Sow, Directrice générale de l’Office des Lacs et Cours d’eau (OLAC), cette mission visait à partager l’expérience sénégalaise, notamment à travers son modèle de Partenariat Public-Privé (PPP) salué comme un moteur d’avancées concrètes. L’ambition sénégalaise est claire : propulser Dakar et par extension le continent vers la réalisation universelle de l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires décentes.

La rencontre, qui s’est tenue le 11 février, fut une plateforme d’échanges d’une richesse inestimable pour les acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement. « Yaoundé fut une expérience enrichissante pour nous », a confié la présidente de séance, soulignant la vitalité des discussions. Les partages d’expériences ont révélé un engagement « ferme des pays africains pour l’ODD 6 », témoignant d’une dynamique positive sur le continent. L’Afrique, a-t-elle ajouté, « progresse à grands pas » et « a franchi le cap sur la stabilité hydrique et l’assainissement, avec de nombreuses avancées ». Cette progression notable, propulsée par des initiatives audacieuses et une volonté politique affirmée, positionne le continent comme un acteur clé dans la résolution des défis mondiaux liés à l’eau.

Cependant, le tableau n’est pas exempt de zones d’ombre nécessitant une attention accrue. La présidente de séance a rappelé avec insistance que « le milieu rural mérite des efforts massifs, pas seulement pour l’eau potable, mais pour l’agriculture, l’industrie, toutes les activités essentielles ! ». Ce plaidoyer souligne l’interdépendance critique entre la disponibilité de l’eau et le développement socio-économique global. Le message est limpide et résolument tourné vers l’avenir : « Tout est lié à l’eau. Sans elle, adieu pauvreté vaincue, croissance économique et développement endogène. » La sécurisation de l’accès à l’eau n’est pas seulement une question de santé publique, mais un pilier fondamental pour toute stratégie de développement durable.

Le Sénégal, pionnier en la matière, a partagé ses réussites et ses méthodes pour atteindre l’ODD 6. L’accent est mis sur la gestion fine des ressources hydriques, l’élargissement de l’accès aux populations, la construction d’infrastructures robustes et l’attraction d’investissements ciblés. Le succès des Partenariats Public-Privé au Sénégal, présenté comme un modèle, démontre comment une collaboration efficace entre le secteur public et le secteur privé peut démultiplier les capacités d’action et d’investissement. Ces partenariats permettent de mobiliser des expertises complémentaires et des financements innovants, essentiels pour surmonter les obstacles traditionnels.

Malgré ces avancées, le secteur fondamental de l’eau et de l’assainissement demeure « assoiffé de fonds », comme l’a souligné la délégation. « Il réclame des investissements colossaux pour les ouvrages de maîtrise d’eau et la distribution », a-t-elle précisé, alertant sur le fait que « les États africains peinent encore à gagner leur autonomie financière ». Cet appel aux investissements massifs trouve son urgence face aux menaces grandissantes du stress hydrique, de la désertification et des assauts climatiques de plus en plus intenses. « Il faut contrer les gaz à effet de serre », a martelé la responsable, reconnaissant la nécessité d’une action climatique résolue.

Dans ce contexte, les initiatives de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) et les échanges panafricains sur l’adaptation climatique ont été salués comme des exemples de la manière dont le continent se mobilise. Ces actions locales et régionales sont cruciales pour bâtir une résilience face aux défis environnementaux et hydriques. L’engagement panafricaniste à Yaoundé trouve d’ailleurs un écho prometteur pour l’avenir : Dakar accueillera la 2e édition de la CI-AAEA en 2028, un rendez-vous qui, après celui de 1994, promet de passer des mots aux actes et de consolider les engagements pris. La visionnaire Diarra Sow, à la tête de l’OLAC, incarne cette détermination sénégalaise à naviguer et à maîtriser les ressources hydriques pour inspirer tout le continent vers un avenir plus sûr et plus durable.

Esther Eba

Written by oscar

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

What do you think?

60ème édition de la fête de la Jeunesse : démonstration de force de la section OJRDPC du Mfoundi 5

Diplomatie de l’eau : Le président de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement au cœur de l’innovation industrielle et des partenariats stratégiques africains