C’était le fil d’Ariane du conclave qui a rassemblé les responsables de la Fao et ceux du ministère des forêts et de la faune à Yaoundé le 12 décembre 2024 à Yaoundé.

Le rapport 2024 du Cameroun sur la sécurité alimentaire fait état de ce que 13 des 58 départements sont en situation de crises. Si la situation n’est alarmante dans aucune de ces unités administratives, force est de constater que le gouvernement et ses partenaires s’activent dans l’optique de garantir une alimentation saine aux populations. C’est dans cette logique que l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Minfof ont matérialisé l’organisation du projet de renforcement des capacités des pays pour faciliter les contributions forestières à des systèmes agroalimentaires sains et durables.
Il s’agit d’une initiative qui vise à renforcer et à institutionnaliser les capacités gouvernementales des pays participants (Cameroun, la Papouasie- nouvelle Guinée, le Paraguy, les Philipinnes et le Viet Nam) tout en appuyant les interventions et en mobilisant des ressources pour accroître les contributions du secteur forestier à des systèmes alimentaires sains et durables. Mettant en lumière quatre produits forestiers non ligneux notamment(PFLN) la mangue sauvage, le Djansang, l’Okok, les champignons, les chenilles, ce projet entend instituer des politiques pertinentes qui densifient la production de ces produits utiles à l’alimentation et à la conservation de la biodiversité essentielle pour résister aux changements climatiques. « On a constaté que ces quatre produits ont un potentiel énorme. De quoi de trouver un moyen de subsistance des populations. On sait que les forêts donnent un appui au développement. Mais très souvent, on discute sur l’aspect bois qui est très important. Mais pour la subsistance de la population locale, il faut aussi inclure les contributions économiques des aliments. On voudrait mieux analyser les potentialités de ces produits », a indiqué Sven Walter, le senior forestry officer, division des forêts de la Fao.

De manière concrète, l’atelier ouvert par Joseph Nyongwen, le Sécrétaire Général au Minfof, entendait renforcer les capacités en matière de données et sur les produits forestiers, les PFLN et les systèmes associés ; promouvoir un environnement favorable en renforçant le dialogue multisectoriel des interventions et les politiques associées ; catalyser le financement des donateurs multinationaux et bilatéraux.
En clair, il s’est agi de cogiter sur le développement qualitatif des filières des produits forestiers non ligneux pour mieux barrer la route à l’insécurité alimentaire.
Oscar Abessolo, source Sans Détours


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