En sa qualité de maître d’ouvrage délégué, la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) a levé les inquiétudes de ses partenaires techniques et financiers internationaux concernant ce vaste projet de modernisation du réseau d’eau potable de la capitale. Par une affirmation claire et ferme, le Directeur Général, Dr. Blaise Moussa, a déclaré que « le Cameroun a fait sa part », signalant que les engagements nationaux sont remplis et que tout était fin prêt pour la concrétisation de ce projet d’envergure, essentiel à l’amélioration de l’accès à l’eau potable pour des milliers de ménages camerounais.

Dans un contexte où la disponibilité et la qualité de l’eau potable demeurent des enjeux majeurs pour le développement urbain et le bien-être des populations, ce projet vise à transformer en profondeur le service public de l’eau à Yaoundé. L’optimisation du réseau existant et la mise en place de nouvelles infrastructures sont désormais à portée de main, grâce à la mobilisation des fonds internationaux et à l’engagement soutenu des acteurs clés. La céremonie de pose de la première pierre du Projet de Reconfiguration du réseau d’alimentation en eau potable de la ville de yaoundé a servi de tribune pour matérialiser cette assurance. Le DG a souligné avec vigueur la crédibilité des réformes engagées par l’État et la cohérence de la vision nationale pour le secteur de l’eau, des éléments fondamentaux pour garantir la confiance des partenaires et accélérer les améliorations tant attendues.
Le point financier, souvent le goulot d’étranglement des grands projets, semble avoir atteint une étape cruciale. La mise en vigueur du financement est « quasi bouclée », selon les termes du Directeur Général. « Il reste un seul document. C’est juste une quittance de paiement de la note des frais de l’avocat et la CAA m’a confirmé que c’est fait depuis ce matin », a-t-il précisé, apportant un dénouement rassurant à une procédure qui pouvait sembler complexe. Ce détail administratif mineur, une fois réglé, ouvre la voie à la prochaine phase, celle des travaux concrets. Les équipes sont déjà « à pied d’œuvre » sur le terrain, s’attelant aux études d’exécution. Ces études préalables sont indispensables avant la commande des équipements les plus lourds, dont l’installation marquera une étape visible et attendue du projet. Le DG a résumé cette phase opérationnelle en une formule imagée : « Nous attendons les maçons au pied du mur », signifiant que tout est prêt pour le lancement physique des travaux, conditionné par la pose de la première pierre par le ministre.
Cette avancée témoigne de la synergie entre les autorités camerounaises et leurs partenaires internationaux. Le Dr. Blaise Moussa a publiquement salué « la confiance renouvelée » manifestée par des institutions financières et des nations représentées. Parmi elles, l’on retrouve ING Bank, la Belgique, et l’Italie, qui discutent encore de certains aspects du Lot 3. La présence d’acteurs tels que le groupement Environnement et l’entreprise italienne, dont les équipes sont déjà activement engagées sur le terrain depuis plusieurs semaines, confirme la dynamique positive du projet. Leur implication précoce dans les études d’exécution prouve leur engagement et leur volonté de participer activement à la concrétisation de la vision nationale.
Le lot 3 : L’accès direct aux ménages
Ce segment du projet concerne le réseau tertiaire, celui qui a pour mission d’acheminer l’eau potable directement vers les habitations des citoyens. « Le réseau tertiaire, c’est celui qui amène l’eau vers les maisons », a expliqué le DG, soulignant ainsi son caractère déterminant pour l’amélioration concrète du quotidien des ménages. Les concertations avec les partenaires techniques sur cette composante essentielle se poursuivent et devraient aboutir « dans les tous prochains jours » à la finalisation du contrat de marché et de la convention de financement associés.

Pour le Directeur Général, l’engagement constant des partenaires aux côtés de l’État du Cameroun est une preuve tangible de la pertinence de la vision nationale et de la crédibilité des réformes initiées dans le secteur de l’eau. Cet élan collectif est un gage de succès pour un projet qui dépasse la simple infrastructure.
L’eau, une question de dignité humaine et de développement durable
Au-delà de l’aspect technique et financier, le projet de reconfiguration est porteur d’une dimension sociale et humaine profonde, comme l’a rappelé le responsable de Camwater. « L’eau, une question de dignité humaine », a-t-il martelé, inscrivant le projet dans une perspective globale de développement. L’accès à l’eau potable est intrinsèquement lié à la santé publique, à la réussite scolaire, à la prospérité économique et à la stabilité sociale. Chaque tuyau posé, chaque réservoir édifié, chaque équipement installé, et chaque branchement réalisé contribue directement à améliorer la qualité de vie de milliers de familles, à dynamiser les activités économiques locales, à renforcer l’attractivité de la capitale et, in fine, à consolider la cohésion sociale.
En tant que maître d’ouvrage délégué, Camwater réaffirme son « engagement total » à garantir un suivi rigoureux de l’exécution des travaux. L’entreprise s’engage à veiller à ce que chaque ressource mobilisée, chaque effort consenti et chaque étape du projet contribue effectivement à l’amélioration durable et pérenne du service public de l’eau potable. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la vision stratégique du chef de l’État, visant à répondre aux attentes légitimes des populations en matière d’accès à des services essentiels.
Oscar Abessolo

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