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Journée Internationale de la Femme : grogne de plaidoyers à Yaounde

Le Boulevard du 20 Mai a vibré au rythme des revendications et des aspirations de la gent féminine, qui a collectivement fait entendre sa voix le 8 mars 2026. Sous le regard bienveillant et le haut patronage de la Première Dame Chantal Biya, la ville aux 7 collines a offert une plateforme monumentale où pancartes, chants de ralliement et expressions de fierté ont culminé en un vibrant hommage à la femme dans toute sa diversité et sa puissance. Cet événement annuel, attendu par beaucoup, a cette année particulièrement marqué les esprits par la force des messages délivrés et l’unité palpable parmi les milliers de participantes venues des quatre coins du pays.

La parade, d’une ampleur remarquable, a débuté en milieu de matinée, déroulant une longue chaîne humaine colorée, synonyme de solidarité et de détermination. Les chorégraphies, les pas cadencés et les slogans scandés simultanément par différents groupes ont créé une atmosphère électrisante, où chaque participante semblait porter une portion de la force collective. Des représentants de diverses couches sociales (étudiantes, professionnelles, mères au foyer, dirigeantes d’associations, femmes rurales) ont convergé vers ce lieu emblématique, unis par un désir commun de reconnaissance et de progrès. Les objets d’artisanat local, les tenues traditionnelles et les bannières personnalisées ont ajouté une touche d’authenticité et de richesse culturelle à cette vaste mosaïque humaine. L’enthousiasme était communicatif, transformant le boulevard en une véritable scène à ciel ouvert où le talent, la résilience et l’ingéniosité des Camerounaises étaient mis à l’honneur.

Au cœur de cette liesse populaire se trouvait une affirmation claire et sans équivoque de la capacité et de l’aptitude des femmes. Les pancartes brandies portaient des messages percutants, allant de la promotion de l’éducation et de l’autonomisation économique à la revendication d’une représentation politique accrue et d’une égalité salariale. Les chants, loin d’être de simples refrains, étaient des hymnes à la force intérieure, à la résilience face aux défis et à l’ambition de bâtir un avenir meilleur pour toutes. Il était évident que les femmes présentes ne demandaient pas simplement leur place, mais affirmaient leur rôle indispensable dans le développement de la société camerounaise, en tant que piliers de famille, forces vives de l’économie, et actrices clés du changement social et politique. La présence de la Première Dame, Chantal Biya, a ajouté une dimension symbolique forte à l’événement, soulignant l’importance que le gouvernement accorde à la question féminine et servant d’encouragement supplémentaire pour toutes les militantes et militantes de la cause des droits des femmes.

Parmi la myriade de préoccupations exprimées, un message a émergé avec une clarté et une urgence particulières, fédérant l’ensemble des participants : la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Qu’il s’agisse de violences domestiques, de harcèlement sexuel, de mutilations génitales ou d’autres formes d’oppression, la condamnation était unanime. Les slogans tels que “Non aux violences, oui à la dignité”, “Nos corps, nos choix, notre sécurité” ou encore “Unissons-nous pour éradiquer le fléau des VBG” ont résonné de manière particulièrement puissante. Cela démontre une prise de conscience collective et une volonté affirmée de ne plus tolérer ces actes qui minent la féminité et entravent le progrès social. Les différentes organisations de défense des droits des femmes présentes ont profité de cette tribune pour sensibiliser le public, distribuer de la documentation et rappeler les dispositifs d’aide et de protection existants pour les victimes. L’engagement en faveur d’une société exempte de violences, où chaque femme peut vivre libre et en sécurité, a constitué le fil conducteur déterminant de cette marche emblématique. Cet impératif a su marquer l’esprit de l’ensemble des participants, rappelant que si le chemin vers l’égalité est encore long, la solidarité et l’action commune sont les leviers les plus efficaces pour y parvenir. La journée s’est achevée dans une atmosphère empreinte d’espoir et de détermination renouvelée, les femmes ayant réaffirmé leur capacité à être des agentes de changement pour une société plus juste et plus égalitaire.

Pour rappel, cette édition était placée sous le thème “Droits, Justice, Action. Pour TOUTES les Femmes et les Filles”.

Lesly M, Source Oscar Abessolo

Written by oscar

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