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Fête Nationale : la CDHC vulgarise son expertise et renforce le dialogue citoyen

Dans le cadre des commémorations de la 54e Fête Nationale camerounaise, la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC) a pris une part active à une foire-exposition organisée par le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique. Cette initiative vise à informer, sensibiliser et engager la jeunesse et le public en général sur les droits et devoirs fondamentaux, consolidant ainsi le partenariat institutionnel et promouvant une culture du respect de la dignité humaine à travers le pays.

La capitale camerounaise vibre au rythme des festivités marquant la 54e Fête Nationale, une occasion solennelle pour le pays de célébrer son unité et de réaffirmer ses aspirations au développement. En prélude à cet événement majeur, le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique a orchestré une foire-exposition d’envergure, réunissant un large éventail d’institutions publiques et d’organisations de la société civile. Parmi eux, la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC), sous le regard dirigeant de son Président, le Pr. James Mouangue Kobila, a marqué sa présence par un engagement dynamique. Cette participation s’inscrit pleinement dans les missions fondamentales de la CDHC : l’éducation, la sensibilisation et l’implication active des citoyens, en particulier des jeunes, dans la promotion et la protection de leurs droits humains. Elle reflète une volonté d’ancrer les valeurs démocratiques et le respect des libertés au cœur de la société.

Le thème de cette année, « L’unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun », a servi de fil conducteur à de nombreuses interactions et réflexions lors de l’exposition. Ce cadre fédérateur a attiré un public diversifié, composé d’institutions publiques, d’acteurs de la société civile, ainsi que d’une forte délégation d’étudiants et d’élèves venus de toutes les régions du territoire national. Le stand de la CDHC s’est rapidement imposé comme un pôle d’intérêt majeur, captant l’attention des jeunes, des leaders associatifs et du corps enseignant. Nombreux étaient ceux qui manifestaient un désir sincère d’approfondir leur compréhension de leurs droits et devoirs en tant que citoyens, dans un contexte national en pleine mutation. Cette affluence témoigne d’une soif d’information et d’une aspiration à une meilleure connaissance du cadre juridique protégeant les individus.

Les membres du personnel de la CDHC, déployés sur le terrain, ont joué un rôle crucial dans la diffusion de connaissances. Ils ont méthodiquement distribué une gamme étendue de supports pédagogiques conçus pour vulgariser le mandat de la Commission, expliquer la nature de sa loi organique, et rappeler les droits fondamentaux consacrés tant par la Constitution de la République du Cameroun que par les instruments juridiques régionaux et universels relatifs aux Droits de l’homme. Au-delà de la distribution de documents, une attention particulière a été portée à l’information sur les procédures de saisine de la Commission. Un accent spécifique a été mis sur la communication du numéro vert, le 1523, un outil accessible conçu pour faciliter le recours des citoyens en cas de violations ou d’abus de leurs droits. Cette démarche vise à démocratiser l’accès à la justice et aux mécanismes de protection.

Parmi la documentation stratégique mise à disposition, les visiteurs ont pu consulter des ouvrages de référence tels que les « 15 Actions de la CDHC en 2025 » et les « 15 Points sur la situation des Droits de l’homme au Cameroun en 2025 ». Ces publications offrent un aperçu concret des réalisations et des défis actuels, accompagnées de prospectus spécifiquement dédiés à la promotion du numéro vert 1523. Ces outils d’information sont essentiels pour garantir aux jeunes, et à l’ensemble des citoyens, un accès simplifié aux voies de recours disponibles, renforçant ainsi leur capacité à agir pour la défense de leurs droits. Des cadres assermentés de la Commission, épaulés par une équipe de stagiaires dévoués, ont assuré un accueil personnalisé et professionnel. Ils se sont consacrés à répondre aux consultations juridiques des visiteurs et à engager des échangesconstructifs sur les actions concrètes que la jeunesse peut entreprendre pour contribuer à l’émergence d’une culture de respect de la dignité humaine au sein de leurs communautés respectives.

Cette initiative, relevant de la diplomatie publique de la CDHC, est un exemple éloquent de la synergie opérationnelle qui prévaut entre le Siège de la Commission et ses antennes régionales. Cette collaboration est déjà porteuse de fruits tangibles, notamment par la formalisation de la création de plus de 100 clubs des Droits de l’homme dans les établissements d’enseignement secondaire et supérieur à travers le pays. Ces clubs constituent des espaces vitaux pour l’échange, le débat et la promotion des valeurs fondamentales aux niveaux locaux, renforçant l’éducation civique dès le plus jeune âge.

L’exposition a particulièrement mis en lumière l’intérêt soutenu des étudiants pour des problématiques sociétales cruciales. Des questions relatives aux violences basées sur le genre (VBG), aux atteintes à l’intégrité physique et à la liberté d’expression ont été soulevées avec acuité. Les jeunes ont également exprimé un besoin de clarifications conceptuelles, notamment sur la distinction juridique précise entre une « violation » et un « abus » de droits de l’homme, et ont cherché des orientations claires sur les procédures à suivre lorsqu’ils se retrouvent victimes de telles situations. Ces préoccupations soulignent l’importance de l’action pédagogique et informative de la CDHC.

En participant activement à cette exposition de cinq jours, la CDHC réaffirme avec conviction sa volonté de consolider et d’élargir son partenariat institutionnel avec le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique. Cette démarche conjointe s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre effective des stipulations du Mémorandum d’Entente signé le 19 mars 2026. L’objectif ultime est de bâtir un Cameroun où la culture des Droits de l’homme est solidement ancrée et où le dialogue citoyen est un pilier du vivre-ensemble et du développement durable.

Oscar Abessolo, source: CDHC

Written by oscar

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