Présentée le 29 octobre 2026, en présence des équipes du Programme CLE, de l’UNESCO et de plusieurs autorités locales, cette initiative soutenue par l’élite politique de l’arrondissement s’inscrit dans la politique de proximité conduite par le maire Yoki Onana, qui fait du développement durable une priorité.

Dans la commune de Yaoundé 6, la création de ce petit espace vert marque une étape concrète. Sollicités par les responsables de l’établissement, les acteurs politiques de l’arrondissement ont apporté leur contribution à sa matérialisation. Gérard Ngum fait partie de ceux qui ont répondu à cet appel. Sa participation, qualifiée de modeste par les organisateurs, vise avant tout à permettre à l’école de disposer d’un lieu d’apprentissage utile au quotidien des élèves.
Les avantages d’un potager scolaire dépassent largement la production de légumes. Pour les élèves, il constitue d’abord une salle de classe à ciel ouvert. Observer la germination d’une graine, suivre la croissance d’une plante ou comprendre le rôle de l’eau et de la lumière transforme des notions souvent abstraites en expériences visibles. Les enseignants disposent ainsi d’un support pédagogique que peu de supports imprimés peuvent offrir.

Le potager a aussi une dimension éducative sur l’alimentation. En cultivant eux-mêmes des légumes, les enfants apprennent à reconnaître les produits, à comprendre leur cycle et à mieux apprécier ce qu’ils mangent. Cette familiarité avec la nourriture saine peut, à terme, influencer leurs habitudes à la maison et dans leur entourage.
Sur le plan environnemental, l’espace sert de terrain d’apprentissage pour la gestion des déchets organiques, la fabrication de compost et la préservation des sols. Les élèves découvrent qu’un geste simple, comme trier les épluchures ou arroser avec mesure, a des effets concrets. Ces réflexes, acquis jeunes, sont parmi les plus durables.

Le potager favorise enfin le travail collectif. Élèves, enseignants et parents peuvent y participer ensemble, ce qui renforce les liens entre l’école et les familles. Dans un établissement public, où les moyens sont souvent limités, ces efforts partagés donnent à chacun le sentiment d’appartenir à un projet commun. C’est dans ce cadre que l’action de Gérard Ngum prend tout son sens. Elle s’inscrit en droite ligne avec la politique de proximité menée à Yaoundé 6 par le maire Yoki Onana. Cette politique repose sur une idée simple : les décisions publiques doivent être prises au plus près des habitants et répondre à leurs besoins réels. Le développement durable en fait partie, et l’école est l’un des lieux où il peut se transmettre dès le plus jeune âge.
Le soutien apporté à ce potager n’est pas un geste isolé. Il vient s’ajouter à une série d’actions menées en faveur de l’éducation, de la santé, du sport et de l’accompagnement des projets locaux. Cette continuité donne à l’initiative une portée plus large qu’une simple inauguration et montre que le soutien aux écoles fait partie d’une démarche d’ensemble.
Reste désormais à faire vivre ce espace dans la durée. Pour l’école de Mvog Betsi, l’enjeu consiste à entretenir les cultures, à organiser le travail des élèves et à intégrer progressivement le potager aux activités pédagogiques. La présence des équipes du Programme CLE et de l’UNESCO ouvre des perspectives de suivi, dont les résultats seront à observer dans les mois à venir.
La présentation du 29 octobre 2026 a permis de mettre en lumière une initiative modeste par sa taille, mais porteuse d’idées concrètes pour l’éducation, l’environnement et la vie de quartier. Elle rappelle que, dans une école publique, un petit carré de terre peut devenir un outil de formation, de partage et de responsabilité collective.
Oscar Abessolo

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