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Violences faites aux femmes et aux enfants: le gouvernement renforce son engagement

Lors d’une conférence de presse tenue le 1er juin 2026, plusieurs membres du gouvernement ont réaffirmé avec force la détermination de l’État à prévenir et à combattre toutes les formes de violences à l’encontre des femmes et des enfants, annonçant la poursuite et l’intensification des dispositifs d’accompagnement et de protection des victimes.

La lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants demeure une priorité absolue pour le gouvernement. Au cours d’une conférence de presse conjointe tenue le 1er juin 2026, les représentants de plusieurs départements ministériels majeurs, notamment le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), le Ministère des Affaires Sociales (MINAS), le Ministère de la Communication, et le ministère de l’Éducation de base, ont unanimement réitéré l’engagement indéfectible de l’État à prévenir ces fléaux et à y répondre avec une efficacité accrue. Cette rencontre visait à informer le public des avancées significatives et des stratégies futures dans ce domaine crucial pour le tissu social.

Ouvrant la session, le Ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a été catégorique en soulignant que toutes les formes de violences, qu’elles soient physiques, psychologiques, économiques ou sexuelles, et particulièrement celles fondées sur le genre, sont fondamentalement inacceptables. Il a rappelé que de telles agressions sont en totale contradiction avec les valeurs sociétales fondamentales et les principes d’une société juste et égalitaire. Le Ministre Sadi a mis en exergue le rôle essentiel du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille ainsi que celui du Ministère des Affaires Sociales dans le soutien apporté aux survivantes. Il a précisé que ce soutien se traduit par une assistance psychosociale complète, des mesures de protection juridique et physique renforcées, des mécanismes d’orientation bénéficiant à de nombreuses victimes, et des interventions coordonnées impliquant un large éventail d’acteurs : institutions publiques, organisations de la société civile actives sur le terrain, partenaires au développement et les communautés locales dans leur ensemble. La synergie de ces efforts est considérée comme la clé pour créer un environnement plus sûr et protecteur.

La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, a ensuite détaillé l’arsenal de dispositifs mis en place pour assurer une prise en charge optimale des victimes. Elle a particulièrement insisté sur l’existence de systèmes d’orientation et de contre-orientation fonctionnels dans les dix régions du pays. Ces structures permettent une identification rapide des besoins des victimes et une orientation vers les services les plus appropriés. La Ministre a également mis en avant la disponibilité d’espaces sûrs, des centres d’appel dédiés et accessibles, des coalitions de femmes qui jouent un rôle de plaidoyer et de soutien communautaire, ainsi que des salles d’audition spécialisées, conçues spécifiquement pour offrir un environnement digne et sécurisé lors des entretiens et des procédures. Ces salles visent à minimiser la revictimisation tout en facilitant la collecte d’informations et la constitution de dossiers. Au-delà des structures matérielles, le MINPROFF a souligné la nécessité impérieuse de sortir de l’individualisme excessif qui peut parfois caractériser la société contemporaine. La Ministre a lancé un appel vibrant pour raviver l’esprit de solidarité, de vigilance et de responsabilité communautaire qui faisait autrefois la force de leurs communautés. Selon elle, la protection des femmes et des enfants devrait redevenir l’affaire de tous, chaque citoyen ayant un rôle à jouer dans la prévention et le signalement des situations à risque.

Du côté du Ministère des Affaires Sociales, la Ministre Pauline Irène Nguene a présenté des chiffres éloquents qui témoignent de l’impact concret des actions gouvernementales. En 2025, pas moins de 850 enfants ayant survécu à des violences sexuelles ont bénéficié d’un soutien multidimensionnel. Ce chiffre se décompose en 722 filles et 128 garçons, tous pris en charge à travers les services sociaux déployés à l’échelle nationale. Cette prise en charge ne se limite pas à un simple accompagnement, mais englobe un soutien psychosocial essentiel pour aider ces jeunes victimes à surmonter les traumatismes subis, ainsi qu’une assistance matérielle et éducative adaptée à leurs besoins spécifiques. La Ministre Nguene a affirmé que ces chiffres, bien qu’alarmants, démontrent l’efficacité des dispositifs de signalement et la capacité des services sociaux à intervenir rapidement et efficacement.

La sécurité en milieu scolaire a également fait l’objet d’une attention particulière, abordée par la Secrétaire d’État auprès du Ministère de l’Éducation de base, Vivian Asheri Kilo. Elle a souligne l’importance capitale de la vigilance parentale et de la collaboration entre les familles et les institutions scolaires. Le contrôle rigoureux des accès dans les enceintes scolaires a été identifié comme une mesure préventive essentielle pour garantir la sécurité des élèves. De plus, Kilo a réaffirmé que des sanctions strictes seront appliquées à l’encontre de tout personnel scolaire dont l’implication dans des actes de violence, sous quelque forme que ce soit, serait avérée. L’objectif est de faire des écoles des sanctuaires de savoir et de sécurité, exempts de toute forme d’abus.

Enfin, la contribution des médias dans cette lutte a été largement reconnue. Les hommes et femmes des médias ont été salués pour leur rôle indispensable dans la sensibilisation du public aux enjeux des violences faites aux femmes et aux enfants, dans la dénonciation des cas observés et dans la promotion des numéros d’urgence et des services d’aide. Leur capacité à toucher un large public fait d’eux des partenaires stratégiques dans la construction d’une société où ces violences ne seraient plus tolérées. La conférence s’est conclue sur une note d’optimisme mesuré, le gouvernement réaffirmant sa détermination à poursuivre et à intensifier ses efforts, en comptant sur l’implication de tous les acteurs de la société pour éradiquer ce phénomène.

Oscar Abessolo

Written by oscar

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