Annoncée pour la fin de l’année 2026, la livraison imminente du projet de réhabilitation et d’extension de la station de Japoma ne manquera pas de réjouir les populations de Douala et des localités environnantes. Ce chantier d’envergure, mené avec succès par la CAMWATER sous la direction de son Directeur Général, Dr Blaise Moussa, et sous les auspices du Gouvernement camerounais, promet une amélioration significative des conditions de vie grâce à la disponibilité accrue d’eau potable, tant en qualité qu’en quantité. Il incarne une réponse concrète aux aspirations de développement durable et à la nécessité d’assurer un service d’eau potable fiable pour tous. Ce projet d’envergure s’inscrit dans une démarche globale visant à moderniser et étendre les infrastructures hydrauliques de la métropole économique du Cameroun, anticipant ainsi les besoins croissants d’une population en pleine expansion et renforçant la résilience face aux défis climatiques et sanitaires.

Le projet de réhabilitation et d’extension de la station de Japoma constitue un pilier essentiel du Programme prioritaire quinquennal d’investissement (PPQI) 2023-2027 et du Plan stratégique de développement (PDS) 2026-2030 de la CAMWATER. Son ambition dépasse la simple maintenance des installations existantes ; il vise à transformer en profondeur le système de production et de distribution d’eau potable. L’initiative s’articule autour de travaux de réhabilitation, de renouvellement, de renforcement et d’extension de la capacité de production et de distribution de tous les centres existants, ainsi que de la construction de nouvelles installations de pointe pour satisfaire la demande croissante.
Ce projet est soutenu par un partenariat financier solide, combinant l’expertise et le financement de la Banque EXPORT FINANCE NORWAY (ESKFIN) de la Norvège et l’engagement de l’État du Cameroun, démontrant une volonté commune d’investir dans des infrastructures vitales. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la CAMWATER, institution camerounaise dédiée à la gestion de l’eau, avec le soutien technique et stratégique du Ministère de l’Eau et de l’Energie (MINEE), sa tutelle technique. La dimension technique du déploiement est quant à elle gérée par l’entreprise norvégienne INRIGO AS, gage d’une mise en œuvre selon les standards internationaux.

En droite ligne avec la cible 6 des Objectifs de Développement Durable (ODD6), qui vise à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et à assurer une gestion durable des ressources en eau, ce projet a des objectifs multiples et ambitieux. Il permettra d’une part un accès accru des usagers aux services essentiels, en l’occurrence l’eau potable, en quantité et en qualité suffisantes. Cela contribuera directement à la réduction des maladies d’origine hydrique, un enjeu de santé publique majeur dans les zones urbaines et périurbaines. D’autre part, le projet est un moteur de développement socio-économique : il entraînera la création d’emplois directs et indirects durant sa phase de réalisation et d’exploitation, et favorisera le renforcement et le transfert de compétences au sein des équipes locales, capitalisant sur l’expertise des partenaires internationaux.
Les travaux envisagés sont conçus pour améliorer substantiellement le taux d’accès aux services d’eau potable, avec pour objectif d’atteindre un taux de desserte de 85% en milieu urbain et périurbain à l’horizon 2032. Cette amélioration spectaculaire sera rendue possible par une augmentation significative de la capacité de production de l’usine de Japoma, qui passera de 55 000 à 123 000 m³ par jour. Cette capacité additionnelle permettra de répondre aux besoins actuels et futurs des populations de la ville de Douala et des localités environnantes, assurant une distribution plus homogène et plus fiable.

La consistance technique des travaux témoigne de l’ampleur et de la modernité du projet. Elle inclut des interventions majeures sur le chenal d’eau douce Massoumbou-Japoma, avec la réhabilitation du canal existant et la construction d’une nouvelle station de pompage d’eau brute d’un débit de 68 000 m³/j, équipée de pompes immergées modernes, de convertisseurs de fréquence et de transformateurs, ainsi que le renforcement de la conduite de transport d’eau brute. Une attention particulière est également portée au fleuve Dibamba, avec la réhabilitation de sa prise d’eau brute et la reconstruction de sa station de pompage d’eau brute, également d’une capacité de 68 000 m³/j, intégrant des équipements de pointe similaires.

Au cœur de ces infrastructures, la station de traitement elle-même sera dotée d’installations neuves capables de traiter un débit nominal de 68 000 m³/j, utilisant une filière avancée avec prétraitement et filtration membranaire, complétée par une station de refoulement d’eau traitée d’une capacité nominale de 68 000 m³/j à 70 mètres de hauteur manométrique totale (HMT). Les bâtiments d’exploitation feront l’objet d’une reconstruction. Enfin, de nombreuses installations connexes viendront parfaire le dispositif : construction de lagunes de traitement des eaux sales, installations d’alimentation électrique de puissance et de commande, mise en place d’un système d’acquisition des données et de supervision (SCADA) pour une gestion optimisée, construction de réservoirs d’eau traitée, et mise en place d’un système de comptage performant, incluant la fourniture et l’installation d’un groupe électrogène de secours pour garantir une continuité de service ininterrompue. L’ensemble de ces travaux converge vers un objectif unique : assurer l’accès universel à une eau potable de qualité à Douala.
La durée d’exécution des travaux étant fixée à 24 mois, plus d’un million de personnes seront impactées par l’augmentation de la production d’eau potable dans la ville de Douala. Ce qui permettra d’atteindre un taux de desserte de 65% d’ici la livraison du projet en 2026.
Oscar Abessolo, source: Camwater


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