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Promotion des droits de l’homme : des avancées perfectibles pour Cameroun.

Célébrée le 10 décembre 2024, la 76ème édition de la journée internationale dédiée à cette cause a donné l’occasion à la CNUDHD-AC et la CDHC, ainsi qu’aux différents acteurs engagés, d’amplifier leur plaidoyer et de faire l’état des lieux. Il ressort que le pays a emboité le bon pas, mais devra huiler sa machine davantage.

A l’origine de beaucoup de controverses, le respect scrupuleux des droits de l’homme reste un véritable mythe pour l’humanité. Si des efforts sont observés çà et là, il convient de noter le processus fait face à certains foyers de résistance. En organisant la cérémonie de commémoration de cette 79éme édition, la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC) et le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique Centrale (CNUDHD-AC) entendaient poursuivre un combat engagé depuis l’institutionnalisation de cette célébration en 1948.

Sous le thème « Nos Droits, notre avenir, maintenant », cet événement a été l’occasion de sensibiliser les participants sur le rôle essentiel que joue les Droits de l’homme en tant que force de prévention, de protection et de transformation de l’avenir, en vue de répondre aux plus grandes préoccupations. Il s’est surtout agi, de dresser un véritable bilan de l’évolution du respect de cette cause, dans un pays où règnent encore des conflits et des autres dangers, tels les Violences Basées sur le Genre(VBG) en général et les féminicides.

A cet effet, le Pr James Mouangue Kobila, président CDHC n’a pas manqué de souligner que comparer aux années précédentes, le pays est sur une nette progression : « On observe peut être moins qu’ailleurs, peut-être plus qu’ailleurs des controverses en matière d’application des règles liées aux droits de l’homme au Cameroun. Notre pays est aussi un Etat dans lequel on observe qu’il y a eu des actions concrètes, une multitude pour améliorer les droits de l’homme au Cameroun » a-t-il indiqué avant de présenter la nécessité de considérer les droits les plus négligés : « il n’en demeure pas moins que la situation des droits étant une quête perpétuelle dont il faut inlassablement entretenir, il y a d’énormes cas de violations des droits de l’homme. Et les plus significatives, ne sont pas souvent les plus médiatisées » renchérit le président de la CDHC.


L’idée est déjà de détourner les regards sur la question cruciale et fondamentale de l’éducation, en prenant en compte des trois régions en crises du pays, tout en revisitant les problèmes liés à la qualité de l’éducation et ceux de la santé. A en croire le Pr James Mouangue Kobila, la CDHC a fait une proposition au ministre de la santé au cours d’une séance de travail, à l’effet de lui présenter la gravité de la situation « nous lui avons démontré qu’il s’agit d’une situation de violation flagrante des droits humains et nous lui avons proposer des pistes pour prendre en main et gérer cette situation sans pour autant porter atteinte à l’équilibre financier de ces établissements hospitaliers. Et nous avons eu le sentiment d’avoir été entendus. Mais à notre grand étonnement nous sommes surpris que la situation perdure et nous constatons avec regret que nos propositions de solutions n’ont pas pris en compte par ce membre du gouvernement » indique le Président, en revenant sur les femmes bloquées dans les hôpitaux pour défaut de payement de factures.
Le même son de cloche a sonné du côté des différents leaders de la société civile, qui n’ont pas manqué de plaider au renforcement du dispositif institutionnel de protection et de promotion des droits de l’homme. Prenant parole lors de cette cérémonie, ils ont également fait un état de la situation des droits de l’homme qui est à parfaire dans notre pays. De son côté représentant du Centre des nations unies pour les droits de l’homme pour Afrique centrale a eu le privilège de lire le message de Volker Türk pour raviver la nécessité et l’importance du respect des droits de l’homme dans un pays.

Des astuces de promotion

Dans le cadre de l’atteinte des missions à elle confiées, la Commission des droits de l’Homme du Cameroun a entrepris un certain nombre d’actions visant, non seulement à participer à l’épanouissement de toutes les couches sociales, mais aussi, à permettre à ces dernières de dénoncer les violences subies. La CDHC s’est notamment activée dans la mobilisation et la sensibilisation des populations des 10 régions du pays, tel que démontrer par la traduction de la déclarations universelle des Droits de l’homme en plusieurs langues locales (Bulu, Douala, Baya, Toupouri, Lakossè, et Yemba), soient les quatre aires culturelles du Cameroun. L’organe a surtout mis en service un numéro vert (1523) programmé pour enregistrer les différentes dénonciations.

Oscar Abessolo

Written by Tribune de l'info

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