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Promotion de l’autonomisation économique des femmes : les nouveaux horizons des projets CORAC 5 et 6 dévoilés au Minproff

La salle de conférence du ministère de la promotion de la femme et de la famille a servi de cadre à une audience entre le ministre, Marie Thérèse Abena Ondoa née Obama, et Murielle Bissek, représentante d’Expertise France au Cameroun. Tenue le 21 juillet 2026, Cette rencontre de haut niveau a permis de jeter les bases d’une collaboration renforcée autour des projets CORAC 5 et 6, une initiative financée par l’Union européenne visant à transformer durablement le commerce transfrontalier et à sécuriser les activités économiques des femmes entrepreneures le long des corridors de développement africains.

L’audience s’inscrit dans un calendrier diplomatique et économique, faisant directement écho aux recommandations formulées lors du Sommet Union Africaine-Union Européenne de février 2022. C’est dans ce sillage que l’Union européenne a déployé son vaste programme d’investissement, le Global Gateway Afrique-Europe, lequel mobilise une enveloppe colossale de plus de 150 milliards d’euros pour le continent africain. Au cœur de cette stratégie globale, les projets CORAC 5 et 6 se distinguent comme des leviers opérationnels majeurs. Dotés d’un financement de 30 millions d’euros, ces projets s’étaleront sur une période de quatre ans, de novembre 2025 à octobre 2029. La mise en œuvre est assurée par un consortium de premier plan dirigé par Expertise France, en collaboration étroite avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) et l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD). Cette synergie d’expertises souligne l’importance multidimensionnelle du projet, touchant à la fois aux aspects techniques, douaniers et sociaux du commerce régional.

Lors de sa présentation détaillée, Murielle Bissek a exposé les quatre piliers fondamentaux qui structurent l’intervention de CORAC 5 et 6. Le premier volet concerne la planification, la coordination et la gestion rigoureuse des corridors, un élément essentiel pour fluidifier la circulation des biens. Le deuxième axe se concentre sur la facilitation des transports, tandis que le troisième vise la simplification des procédures commerciales, souvent perçues comme des barrières insurmontables par les petits opérateurs. Enfin, le quatrième pilier, sans doute le plus crucial pour le département ministériel hôte, concerne l’appui au commerce transfrontalier inclusif. Il s’agit ici de donner des outils concrets aux petits opérateurs économiques, avec une attention particulière portée aux femmes qui constituent l’essentiel des acteurs du commerce informel aux frontières.

Marie Thérèse Abena Ondoa, a accueilli ces perspectives avec une réelle fierté, y voyant une opportunité historique pour l’autonomisation économique de la femme camerounaise. Pour le Minproff, l’amélioration de l’accès aux marchés régionaux ne se limite pas à une simple hausse des revenus ; c’est un gage de dignité et de résilience sociale. Le projet CORAC promet en effet de sécuriser les activités économiques de ces courageuses commerçantes qui, trop souvent, font face à des risques de harcèlement, de spoliation ou d’insécurité physique lors de leurs traversées. En rationalisant les procédures et en renforçant les infrastructures de soutien, le projet crée un environnement protecteur et propice à la croissance de leurs micro-entreprises.

Toutefois, le ministre a tenu à souligner qu’un défi de taille persiste : celui de l’appropriation culturelle et technique de ces nouveaux outils par les principales bénéficiaires. Un travail colossal de sensibilisation reste à accomplir pour que les femmes comprennent les mécanismes de facilitation mis en place et sachent en tirer profit. Le passage du secteur informel vers des pratiques plus structurées nécessite un accompagnement pédagogique constant. L’engagement du Minproff sera donc total pour s’assurer que les bénéfices du Global Gateway ne restent pas des concepts abstraits, mais qu’ils se traduisent par une amélioration tangible de la qualité de vie des femmes sur le terrain. La représentante d’Expertise France et le Ministre ont convergé sur l’idée que le succès de CORAC 5 et 6 dépendra de cette capacité à intégrer le genre dans chaque décision logistique et douanière, faisant du Cameroun un modèle de commerce inclusif en Afrique centrale.

Oscar Abessolo, Source Minproff

Written by oscar

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