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Lutte contre les fléaux sociaux en milieu scolaire : Fadimatou Iyawa Ousmanou et le CNJC en première ligne à Yaoundé 2

Dans le sillage de la rentrée scolaire 2026, une délégation du Conseil National de la Jeunesse du Cameroun (CNJC), conduite par sa présidente Fadimatou Iyawa Ousmanou, a sillonné plusieurs établissements de l’arrondissement de Yaoundé 2 le lundi 14 septembre 2026. Cette descente sur le terrain visait à sensibiliser les élèves sur les dangers des fléaux sociaux, notamment la consommation de drogues et la violence, tout en promouvant les valeurs de patriotisme, de discipline et de réussite académique nécessaires à l’épanouissement de la jeunesse camerounaise.

L’éducation ne se limite pas à la simple transmission de connaissances académiques ; elle englobe également la formation du citoyen de demain. C’est dans cette optique que s’inscrit l’action vigoureuse menée par le Bureau Exécutif National du CNJC en ce début d’année scolaire. En choisissant l’arrondissement de Yaoundé 2 pour cette étape, la présidente Fadimatou Iyawa Ousmanou a souhaité marquer les esprits par une présence de proximité. Le Lycée de Tsinga, le Collège Blena et l’école publique de Messa ont été le théâtre de moments d’échanges intenses, où la solennité des symboles nationaux s’est mêlée à la ferveur d’une jeunesse en quête de repères. Accueillis avec enthousiasme par Madame le Proviseur du Lycée de Tsinga et l’ensemble des corps enseignants, les membres du conseil ont pu constater l’importance d’un dialogue direct entre les instances représentatives de la jeunesse et les élèves au cœur de leur environnement quotidien.

Cette initiative s’intègre parfaitement dans le cadre de la « rentrée scolaire, citoyenne et patriotique », un concept cher au ministère de la jeunesse et de l’éducation civique. Le CNJC, en tant que structure sous tutelle, joue ici son rôle de relais essentiel. Comme l’a souligné la présidente lors de ses prises de parole, cette mobilisation n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une dynamique nationale où les présidents communaux, départementaux et régionaux du conseil sont à pied d’œuvre sur l’ensemble du territoire. L’objectif est clair : amplifier la voix de la jeunesse organisée pour qu’elle résonne dans chaque salle de classe. Le rituel a commencé par le chant de l’hymne national, exécuté avec une ferveur particulière en anglais et en français, rappelant le caractère bilingue et indivisible de la nation. Ce moment a été suivi d’une « minute de civisme », une pratique instituée sous l’impulsion du Ministre de tutelle, affectueusement qualifié de « médecin de famille de la jeunesse camerounaise », visant à recentrer l’élève sur ses devoirs envers la patrie et la communauté.

Le cœur du message délivré par Fadimatou Iyawa Ousmanou portait sur une rupture nette avec les comportements déviants qui gangrènent trop souvent le milieu scolaire. Par un procédé de répétition pédagogique, elle a invité les élèves à s’engager personnellement et collectivement. « Non à l’alcoolisme, non à la violence en milieu scolaire, non au discours de haine et non au comportement qui détruit votre avenir », ont martelé les élèves à l’unisson. Ce plaidoyer contre les dérives ne se contente pas de dénoncer ; il propose une alternative positive. En disant « oui » à la paix, à l’éducation, au travail et à la discipline, le CNJC dessine le portrait d’un élève conscient de ses responsabilités. La présidente a insisté sur le respect dû aux enseignants, piliers de la transmission du savoir, ainsi que sur le respect des emblèmes nationaux et de la camaraderie, éléments fondateurs d’une cohabitation harmonieuse.

Au-delà de la morale civique, l’accent a été mis sur la dimension socio-économique de l’éducation. Fadimatou Iyawa Ousmanou a rappelé avec émotion les sacrifices consentis par les parents. Dans un contexte économique parfois difficile, l’investissement consenti pour le paiement des pensions et l’achat des fournitures scolaires représente un effort colossal pour de nombreuses familles camerounaises. Dès lors, la réussite devient un devoir moral pour l’enfant. Pour ceux en classes intermédiaires, l’objectif est le passage en classe supérieure avec brio, tandis que pour les élèves en classes d’examen, l’année doit se couronner par l’obtention des diplômes. C’est en tournant le dos aux drogues et à la violence que ces jeunes pourront honorer le sacrifice de leurs parents et se bâtir un avenir à la hauteur de leurs ambitions. Cette descente sur le terrain se veut donc un catalyseur d’excellence, rappelant que la jeunesse est le fer de lance de la nation, à condition qu’elle reste ancrée dans des valeurs d’intégrité et de travail acharné.

Oscar Abessolo

Written by oscar

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