De 91% d’avancement à Maroua à 67% de raccordement électrique, tous les indicateurs ont été passés au crible le 10 septembre 2026 à Yaoundé lors de la 3e session du Comité de pilotage du Projet 9 villes – Phase 2. Avec un taux global de 84,25% pour 83,46% de délais consommés, la CAMWATER, sous l’impulsion du Dr Blaise Moussa, est en ordre de bataille pour une livraison en février 2027.
C’est une réunion de vérité qui s’est tenue à Yaoundé. Le 10 septembre 2026, le Comité de pilotage du Projet d’alimentation en eau potable de neuf villes – Phase 2 a livré son verdict chiffré. Le projet est à 84,25% d’exécution physique pour 83,46% de délais consommés.
Un équilibre qui confirme la bonne tenue du chantier sous maîtrise d’ouvrage CAMWATER. Le message du Comité est clair. On passe du gros œuvre aux derniers réglages pour transformer les acquis en eau au robinet.
91% à Maroua, 90% à Garoua : la ligne d’arrivée se dessine
Le tableau présenté par le Comité révèle une avance soutenue sur tous les fronts, avec des villes en pole position. Maroua affiche 91% d’avancement et Garoua suit à 90%. Ces deux villes sont prêtes pour une mise en service progressive. Garoua-Boulaï se situe à 80%. Yabassi et Dschang affichent respectivement 71% et 70% et font partie des chantiers à accélérer dans ce sprint final.
Derrière ces pourcentages, le poids du projet reste considérable. Il s’agit de produire 42 700 m³ d’eau potable supplémentaires par jour, de créer 10 100 m³ de capacité de stockage additionnelle et de poser plus de 250 km de réseaux. Le tout pour un investissement de 71,86 milliards de FCFA financé par l’EximBank of China et l’Etat du Cameroun.
L’avancement ville par ville et le volet social
Le détail des réalisations confirme l’ampleur des travaux. A Maroua, les équipes ont réalisé 7 nouveaux forages, un réservoir surélevé de 5 000 m³ et 78,6 km de réseau. A Garoua, le projet compte 8 nouveaux forages, 4 forages réhabilités, 2 châteaux d’eau et 99,1 km de réseau. A Garoua-Boulaï, les travaux portent sur une station de traitement, un château d’eau de 1 000 m³ et 28,8 km de réseau. A Yabassi, le chantier comprend un captage en rivière, une station de traitement, un château d’eau de 100 m³ et 18,7 km de réseau. Enfin à Dschang, les réalisations portent sur une station de traitement de 7 000 m³ par jour, un château d’eau de 1 500 m³ et 24,65 km de réseau.
En parallèle, les travaux de raccordement électrique qui incluent les postes cabines, les transformateurs et les lignes MT/BT affichent un taux d’exécution de 67%. C’est le dernier maillon à sécuriser. Sans énergie, pas d’exploitation possible des forages et des stations.
Le projet intègre également un volet social à travers son Plan de Gestion Environnementale et Sociale. Il prévoit des forages à motricité humaine à Garoua, Maroua, Yabassi et Garoua-Boulaï, la construction de salles de classe à Dschang, des campagnes de reboisement et la création d’emplois locaux sur l’ensemble des sites.
Février 2027 : le dernier délai
La feuille de route est désormais fixée. La CAMWATER doit achever l’intégralité des travaux d’ici fin février 2027. L’objectif assigné par le Directeur général, Dr Blaise Moussa, n’est plus seulement de construire, mais de transformer les kilomètres de tuyaux et les mètres cubes en eau qui coule effectivement au robinet des populations.

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