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Langue maternelle : l’éducation multilingue pour favoriser l’inclusion

«L’éducation multilingue : un pilier de l’apprentissage inter générationnel ». C’est sur ce thème qu’a été commémorée la 25ème édition de la journée internationale de la langue maternelle. Le Secrétaire général des services du ministre de l’Éducation de Base, Daniel Adams OYONO, s’est rendu à Complexe scolaire bilingue de Mfandena, dans le 5ème arrondissement de Yaoundé, le 26 février 2024. Le représentant du MINEDUB, a eu droit à une véritable démonstration en langue de grand-mère (Ewondo).

Les politiques d’éducation multilingue, mises en avant grâce au thème 2024 : « L’éducation multilingue un pilier de l’apprentissage intergénérationnel », sont cruciales pour l’éducation inclusive et la préservation des langues autochtones. C’est en peu de mots ce que l’on se dit, lorsqu’on revient d’une immersion Complexe scolaire bilingue de Mfandena. En début de matinée de ce 26 février 2024, les tout-petits ont ébloui de prouesses, le personnel enseignants, et l’invité de marque Daniel Adams OYONO Secrétaire général du ministère de l’Education de Base.

D’entrée de jeu, l’exécution de l’hymne national en langue locale (Ewondo), et de sortie de jeu, une série d’activités récréatives devant des adultes admiratifs. Il a notamment été question de chants d’accueil, et aux activités de classe qui ont consisté à se présenter, à saluer ses parents et ses camarades, à différencier objets et les formes, le tout en langue locale.

Langue maternelle, gage de réussite scolaire

Selon des explications de l’UNESCO, la diversité linguistique est de plus en plus menacée à mesure que des langues disparaissent. 40% des habitants de la planète n’ont pas accès à un enseignement dans une langue qu’ils parlent ou qu’ils comprennent. Néanmoins, on constate des progrès dans le domaine de l’enseignement multilingue, avec une prise de conscience croissante de son importance, en particulier pour les enfants d’âge préscolaire, et plus d’engagement en faveur de son développement dans la vie publique. De plus, apprendre dans sa langue maternelle est une condition essentielle de la réussite scolaire. L’estime de soi s’en trouve renforcée, la curiosité de l’enfant éveillée, dès son plus jeune âge, et les capacités cognitives connaissent un développement facilité. Agir en faveur du plurilinguisme à l’école, c’est aussi préserver et valoriser la pluralité des langues, et notamment celles dont il ne reste que peu de locuteurs. D’après le Secrétaire général du MINEDUB : «les enfants ont développé des aptitudes et des compétences qui leurs permettent à leur âge de pouvoir être au fait de la langue maternelle, et des activités », a lancé Daniel Adams OYONO. Chapeau bas aux corps enseignants du complexe scolaire bilingue de Mfandena, qui a su trouver la bonne potion à faire avaler aux tout-petits.

Réaction

Daniel Adams OYONO, SG MINEDUB

 « Les enseignants ont su trouver les outils»

Le ministre de l’Education de Base, le professeur Laurent Serge ETOUNDI NGOA, a placé ces festivités sous le signe de l’apprentissage multilingue comme vecteur de l’apprentissage inter générationnel. Les démonstrations ont été dans ce contexte là, dans une classe multilingue où l’on retrouve dans toutes les aires géographiques du Cameroun. Certes, le focus a été fait sur la langue usitée ici, à savoir, l’Ewondo, on a eu l’impression que c’était des enfants uniformes. Et c’est l’intérêt de cette activité, qui est un substrat de l’unité nationale que le chef de l’État appelle de tous ses vœux. Concrètement vous avez observé que les enfants ont développé des aptitudes et des compétences qui leurs permettent à leur âge de pouvoir être au fait de la langue maternelle, et des activités. Je voudrais dire, au nom du ministre, toutes mes appréciations au corps enseignant. Vous êtes sans ignorés que ces petites activités échappent même aux parents au niveau des domiciles. Mais eux, ils ont su trouver les outils pour les ramener à parler cette langue avec beaucoup d’aisance. Je voudrais aussi encourager tout le personnel du ministère de l’Education de Base de suivre ce sillon tracé par le MINEDUB, pour la promotion des langues maternelles. Ces enfants sont sans doutes l’avenir du Cameroun de demain, et face au discours du chef de l’État au niveau de l’employabilité, vous convenez avec moi que la langue maternelle constitue un gisement d’emplois et de métiers à l’instar des anthropologues, ou alors de l’interprète. Ils sont en pleine préparation pour cela.

Lavoisier Essama

Tribune de l'info

Écrit par Tribune de l'info

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