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Fête Internationale du Travail: la CDHC plaide pour le travail descent

La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun a publié une déclaration à l’occasion de la 140e édition de la Journée internationale du Travail, célébrée le 1er mai 2026. Le thème retenu pour cette édition est “Dialogue social et travail décent : facteurs de paix, de cohésion nationale et de développement économique de l’entreprise”.

Dans sa déclaration, la Commission accueille favorablement ce thème qui s’inscrit dans la continuité des orientations promues par l’Organisation internationale du Travail (OIT). Elle souligne l’importance du dialogue social structuré et permanent entre les employeurs, les travailleurs et les pouvoirs publics comme instrument de prévention des conflits, de consolidation de la cohésion nationale et de renforcement de la performance et de la compétitivité des entreprises.

La Commission rappelle que la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples a consolidé la position de la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples en affirmant que le droit au développement, corrélé au droit au travail, exige une protection contre les licenciements sans base légale.

La Commission note avec satisfaction les efforts déployés par le Gouvernement pour atténuer les effets des réductions des programmes de santé financés par les États-Unis d’Amérique, notamment à travers les mesures prises pour soutenir les agents de santé communautaires. Elle souligne également les actions structurantes engagées, telles que la restructuration du système de santé communautaire, le redéploiement ciblé de personnels de santé et la signature d’un protocole d’accord avec le Gouvernement des États-Unis d’Amérique prévoyant un appui financier supplémentaire de 400 millions de dollars.

Cependant, la Commission reste vivement préoccupée par le non-respect par certains employeurs du décret fixant le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) à 60 000 francs CFA. Elle souligne que la corruption agit comme un frein systémique à la réalisation du travail décent et à la consolidation du dialogue social au Cameroun.

La Commission recommande spécifiquement au Gouvernement de garantir le respect effectif des normes substantielles relatives aux Droits de l’homme par les entreprises opérant sur le territoire national. Elle recommande également au ministère du Travail et de la Sécurité sociale ainsi qu’aux syndicats de travailleurs de renforcer l’encadrement du recours aux contrats de travail temporaires et à l’externalisation de la main-d’œuvre.

Enfin, la Commission recommande aux employeurs des secteurs public et privé d’institutionnaliser ou de consolider le dialogue social permanent, afin de prévenir les conflits et d’assurer un environnement de travail exempt de harcèlement et de discrimination.

La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun réaffirme son engagement à promouvoir les Droits de l’homme et à contribuer à la construction d’une société plus juste et plus équitable.

ci-joint l’intégralité de la déclaration

Written by oscar

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