L’intérêt de l’évaluation à mi-parcours du Plan de Travail Annuel (PTA) 2026 s’est révélé au cours de l’exercice conduit par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, le 28 juillet 2026. Présentée par le Secrétaire Général Pr. Urbain Noel Ebang Mve, cette évaluation a permis d’apprécier le niveau d’exécution des 446 projets inscrits au PTA, d’identifier les facteurs qui ont un impact sur leur performance et de dégager les mesures à mettre en œuvre pour améliorer les résultats attendus au terme de l’exercice 2026.

Au 28 juillet 2026, le niveau global d’exécution est estimé à 56,9 % des objectifs fixés en début d’exercice. Si cette évolution traduit une reprise du rythme d’exécution après les premiers mois de l’année, elle est en deçà des performances enregistrées à la même période en 2025. L’analyse révèle que sur les 23 projets à boucler, 21 sont achevés. Les travaux résiduels concernent les projets Matazem–Welcome to Bamenda, Bonépoupa–Yabassi et certains projets en cours d’achèvement.
S’agissant des projets programmés pour une livraison en 2026, le MINTP prévoyait d’en achever 155. À ce jour, 30 projets ont déjà été livrés, générant des résultats concrets, parmi lesquels 165,9 km de nouvelles routes bitumées, 5,85 km de routes réhabilitées, 146 km de routes entretenues et 1 269 mètres linéaires d’ouvrages d’art, portés par la réalisation des travaux de protection des berges sur le Mayo-Limani. Si le rythme actuel est maintenu, 40 autres projets pourraient être livrés d’ici la fin de l’année, pour un total de 70 projets routiers de construction, réhabilitation et d’entretien.
L’évaluation distingue également plusieurs catégories de projets selon leur niveau de performance. 29 présentent un risque léger de ne pas être livrés dans les délais, mais peuvent encore être redressés grâce à des interventions ciblées. C’est le cas de la route Goura–Toko–Manki et du projet Babadjou–Bamenda–Mankon, dont le niveau d’avancement laisse entrevoir une possibilité d’achèvement si les contraintes identifiées sont rapidement levées. À l’inverse, 57 projets affichent un risque élevé, leur niveau d’exécution reste lent depuis le début de l’exercice, en raison de contraintes diverses. Parmi, la réhabilitation des sections de routes régionales dans la Lekie, l’aménagement de l’entrée Nord de la ville de Yaoundé, entre autres.

L’exercice a également permis de mettre en lumière plusieurs projets dont les performances méritent d’être saluées. Les plus dynamiques les travaux du lot 4B de Babadjou–Bamenda, les projets de construction du pont sur le fleuve Chari, du pont de Mékin sur le Dja et le programme de construction des ponts Acrow.
À l’opposé, l’évaluation a recensé 13 projets en situation de stagnation, dont les niveaux d’exécution évoluent très peu malgré les mesures de suivi. Parmi eux figurent les routes Olam–Ngovayang, Mampang–Angossas, Bangang–Mbouda, Ekondo-Titi–Kumba, Ngaoundéré–Paro, la pénétrante Nord de Yaoundé t plusieurs projets de ponts, dont ceux sur les fleuves Sanaga, Mayo-Naoual et Mbéga, dont les procédures de contractualisation peinent à aboutir.
Sur les 165 projets dont le démarrage était programmé en 2026, 36 ont démarré, les procédures de contractualisation des autres étant en cours. Parmi eux figurent notamment l’autoroute Bibodi–Bodmon sur la phase II de l’autoroute Yaoundé-Douala et les travaux de bitumage de la route Banyo–Mayo Darlé–Nyamboya, entre autres. L’analyse des données a relevé que le portefeuille du Plan de Travail Annuel comprend 446 projets qui couvrent les investissements routiers, les ouvrages d’art, les bâtiments et autres infrastructures, les projets à financement conjoint avec les partenaires techniques et financiers, les projets réalisés par les écoles et centres de métiers des Travaux publics dans le cadre des ressources transférées et les projets d’accompagnement exécutés pour le compte d’autres maîtres d’ouvrage.
Les échanges ont également permis d’identifier les principales contraintes qui ralentissent la mise en œuvre des projets. Il s’agit notamment des délais d’obtention des non-objections des bailleurs de fonds, du bouclage des conventions de financement, de la durée des procédures de contractualisation, des difficultés organisationnelles de certaines entreprises, des retards dans la validation des documents techniques et administratifs, du paiement des décomptes, de la libération des emprises, des cautionnements, des procédures d’expropriation et des contraintes sécuritaires observées dans certaines zones d’intervention.
Source: Mintp


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