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Développement des infrastructures routières : le Congo à l’école du Cameroun

En visite de courtoisie auprès du Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, ce 10 juin 2026, l’Ambassadeur de la République du Congo au Cameroun, Son Excellence Daniel Ngassiki, a exprimé l’intérêt de son pays pour l’expérience camerounaise en matière de développement des infrastructures routières.

Au sortir de l’audience, le diplomate congolais a indiqué être venu s’enquérir des mécanismes et des stratégies qui permettent au Cameroun de densifier régulièrement son réseau routier bitumé. Cette démarche intervient dans un contexte où les deux pays sont désormais reliés par le corridor Yaoundé-Brazzaville, grâce notamment à l’aménagement de la section Sangmélima-Ouesso.


Avec un réseau routier de 121 873 km, dont 10 939,92 km de routes revêtues au 31 décembre 2025, le Cameroun apparaît aujourd’hui comme une référence sous-régionale dans le domaine des infrastructures routières. Le représentant du Congo a particulièrement manifesté l’intérêt de son gouvernement pour les méthodes de planification, de mobilisation des financements et de mise en œuvre des projets d’infrastructures développées par le Cameroun.


En réponse, le Ministre des Travaux Publics a souligné que les performances enregistrées reposent sur une planification rigoureuse à travers des documents stratégiques de référence qui définissent les objectifs à atteindre à moyen et long termes. Cette vision prévoit notamment le bitumage de plusieurs milliers de kilomètres de routes, la réhabilitation du réseau existant ainsi que la poursuite des opérations d’entretien sur l’ensemble du patrimoine routier national.
Le Ministre a également expliqué que le financement des infrastructures routières repose sur une combinaison de ressources internes et de financements extérieurs mobilisés auprès de partenaires techniques et financiers tels que la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, l’Union européenne, l’Agence française de développement et d’autres institutions. Ces partenaires accompagnent le Gouvernement dans la mise en œuvre de projets préalablement préparés et maturés, sous la coordination du Ministère en charge de l’Économie, interface privilégiée entre l’État et les bailleurs de fonds.


Il a par ailleurs rappelé que les projets routiers retenus s’inscrivent dans les orientations de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) et dans les cadres budgétaires à moyen terme. Une attention particulière est accordée aux corridors économiques transfrontaliers et aux axes intégrateurs, à l’instar des corridors Yaoundé-Brazzaville, Sangmélima-Oveng-frontière Gabon ou encore Douala-Bangui.


Au terme des échanges, il est apparu que la réussite du Cameroun dans le secteur routier repose avant tout sur l’existence de documents de planification stratégique qui servent de boussole à l’action gouvernementale et garantissent la cohérence des investissements dans le domaine des infrastructures routières.

Source: Mintp

Written by oscar

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*Travaux d’entretien de la Route Ndogbélé–Yingui–Mossé : la réception de la tranche ferme est attendue.