Le nouveau président confédéral sort du silence. Il défend la régularité de son élection, il confond ses détracteurs et annonce une refondation de la CSTC dès le 17 juillet à Bertoua.

« Aucune imposture. Les textes ont été respectés », tranche Célestin BAMA. Dans un entretien accordé à notre rédaction, le nouveau président confédéral de la CSTC justifie son accession à la tête de la confédération par l’application stricte des statuts : décès du premier et du troisième vice-présidents, maladie du deuxième. Le quatrième vice-président, en qualité, assure donc l’intérim. Il dresse un bilan sévère de la gouvernance précédente, accusée d’avoir entretenu la division au sein des 94 syndicats affiliés. « Pendant que nous militons pour la réunification, le président sortant continue de diviser », déplore-t-il. Sur les cotisations, il est accablant : « Il n’a pas cotisé pendant 5 ans. Il clame avoir versé 2 600 000 FCFA, mais les relevés bancaires n’en attestent rien. Nous les détenons : il n’a jamais reversé un seul radis ».
Célestin BAMA conteste la représentativité du congrès convoqué par l’ancienne direction : seulement 12 syndicats, dont 8 se seraient désolidarisés. « Ils iront à cinq. Est-ce représentatif ? Qui sont les imposteurs ? », s’interroge-t-il.
L’heure est l’action
La priorité est désormais à l’action. Une première réunion du bureau national est convoquée le 17 juillet à Bertoua pour bâtir un plan d’action. Objectif : « redescendre sur le terrain ». La CSTC aurait perdu 600 délégués du personnel sous l’ancien mandat. « Les travailleurs ont été abandonnés. Vous verrez une CSTC rénovée », promet-il.
A propos du Ministère du Travail, il précise que l’appareil : « n’est pas notre tutelle, mais notre partenaire. La démocratie syndicale doit primer ».
Lavoisier Essama
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Affaire élection à la CSTC : Le Président Confédéral sort de sa réserve
«Aucune imposture, les textes ont été respectés »
Dans une interview accordée à votre Journal, Célestin BAMA, le nouveau président Confédéral fait la lumière sur la démarche adoptée, les textes qui régissent et encadrent les actions menées, et il déroule sa feuille de route qui commence par une réunion de bureau prévue le 17 juillet prochain à Bertoua, dans la Région de l’Est

Célestin BAMA, Président Confédéral CSTC
Vous êtes accusé de plusieurs irrégularités, d’imposture et d’outrage aux textes. Qu’en est-il ?
Il n’y a aucune imposture. On a suivi les textes. Dans notre démarche, il faut savoir que le premier vice-président de la CSTC est décédé. Le deuxième vice-président Moussa est malade. La troisième vice-présidente, la camarade Edanga, est décédée. Le quatrième vice-président est en vie, et à qualité. Le président confédéral depuis la nuit des temps, œuvre pour la dichotomie au sein de la CSTC. Vous êtes sans ignorer qu’on a toujours dit que la CSTC a des factions. Pendant que nous militons pour la réunification de la CSTC, le président continue à diviser. Comme si cela ne suffisait pas, dans notre équipe il a encore divisé.
On parle de problèmes de cotisation au sein de la CSTC. Qu’en est-il ?
Lui-même ne s’est pas acquitté de ses cotisations pendant 5 ans. Il n’a pas cotisé. Il a trompé la gouverne des gens. Entre celui qui annonce devant les gens que j’ai donné 2 600 000 FCFA, pour mes syndicats et c’est dans les comptes de la CSTC, quand vous allez prendre le relevé vous ne trouvez rien. Et nous qui avons fait le conseil, les imposteurs, les bandits, les voleurs c’est qui ? C’est qui ?
C’est extrêmement grave ce que vous avancez
Nous avons les relevés. Il n’a jamais reversé un radis.
Quelle est la position des autres syndicats par rapport à cette situation ?
Justement les autres syndicats se sont rendus compte qu’il était en train de vouloir les mettre de côté. Vous connaissez bien le nombre des syndicats de la CSTC : c’est 94. Et on vous dit que la CSTC ira dans un congrès avec 12 syndicats. Maintenant parmi les douze, 8 se sont encore désolidarisés de lui. Ils iront au congrès avec 5 syndicats. Vous croyez que c’est raisonnable ? C’est représentatif ? À ce moment les imposteurs c’est qui ?
Quelles sont vos perspectives ?
Dès le 17 juillet prochain, nous tenons notre première réunion du bureau à Bertoua dans la Région de l’Est, pour faire un plan d’action à moyen, à court et à long terme. La CSTC doit redescendre sur le terrain. Nous avons perdu 600 délégués du personnel sous le règne du camarade Baboulé. Peut-il faire son bilan ? Il n’est jamais descendu sur le terrain. Les travailleurs sont abandonnés à eux-mêmes. Quel est le problème d’un travailleur qu’il a résolu ? Aujourd’hui on nous traite d’imposteurs. Vous allez voir une CSTC relookée.
Est-ce qu’il y a une prégnance du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale dans ce qui prévaut actuellement ?
Non, le ministère du Travail et de la Sécurité Sociale il faut les mettre de côté parce que le ministère n’est pas notre tutelle. Il est notre partenaire. Déjà Baboulé lui-même, à chaque fois que le ministère a voulu nous donner des conseils de se remettre ensemble, il a crié à l’ingérence. Le BIT veut nous mettre ensemble, il dit ingérence. Donc aujourd’hui c’est la majorité qui doit primer. La démocratie syndicale doit primer.
Propos recueillis par Lavoisier Essama


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