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Construction de la route Ngaoundéré–Paro (70 km) : l’entreprise instruite d’achever les appuis du pont de Manang.

Au terme de la visite de l’itinéraire et de la base vie du projet, le mardi 11 août 2026, le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, accompagné du Gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar, a prescrit à l’entreprise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) d’achever les appuis du pont de Manang et de maintenir les équipements et les matériaux sur le site des travaux.

La route Ngaoundéré–Paro a constitué l’une des étapes de la visite de travail du Ministre des Travaux Publics dans la région de l’Adamaoua. Sur le site, le Maître d’Ouvrage a parcouru l’itinéraire et inspecté la base vie de l’entreprise CSCEC afin d’apprécier l’état d’avancement et les mécanismes de poursuite des travaux.
Le constat effectué sur le terrain fait ressortir plusieurs prestations déjà exécutées par l’entreprise. Sur les 70 kilomètres du projet, 20,57 kilomètres de couche de fondation ont été réalisés. La couche de base couvre 19,11 kilomètres, tout comme la couche d’imprégnation. La couche de roulement en BBSG 0/10 est, quant à elle, réalisée sur 5,23 kilomètres.


Les travaux d’assainissement présentent également des niveaux d’exécution variés. Sur les 56 290 mètres linéaires de fossés bétonnés prévus, 12 176,39 mètres linéaires sont réalisés. Pour les ouvrages hydrauliques, 47 dalots sur 51 ont été exécutés, soit un taux de réalisation de 94,12 %. À cela s’ajoutent les prestations liées aux ouvrages et aménagements connexes dont le déplacement des réseaux en sous-traitance.
Ces performances portent toutefois le taux d’avancement physique global du projet à seulement 35,7 %. Cette situation intervient alors que le délai contractuel est arrivé à expiration le 31 décembre 2025 et que l’entreprise a cessé ses activités sur l’itinéraire depuis le 14 mai 2026.


Au regard de cette situation, le pont de Manang, ouvrage d’art de 30 mètres linéaires, constitue désormais pour le MINTP une priorité et l’entreprise doit maintenir ses équipements sur le site, préserver les matériaux disponibles et s’abstenir de vendre les granulats.
Le maintien de la circulation pendant les travaux figure également parmi les exigences formulées sur le terrain.
La situation financière du projet a également été examinée. Pour l’entreprise CSCEC, 14 décomptes, y compris l’avance de démarrage, ont été émis pour un montant total de 15,77 milliards de FCFA TTC. Sur cette enveloppe, 13,73 milliards de FCFA TTC ont été payés, soit près de 87 % des montants décomptés. Les décomptes 13 et 14, d’un montant cumulé de 2,03 milliards de FCFA TTC, restent impayés.

Pour le Ministre des Travaux Publics, la poursuite du projet doit désormais s’appuyer sur une correspondance claire entre les paiements et les travaux effectivement réalisés. Les prochains paiements seront liés à l’exécution des prestations correspondantes.
Cette démarche vise à préserver les investissements déjà consentis par l’État et à faciliter la suite des travaux par une nouvelle entreprise.


Long de 70 kilomètres, le projet relie Ngaoundéré à Paro. Il est inscrit dans le volet routier du Plan d’Urgence Triennal pour l’accélération de la croissance économique et représente un investissement de 31,27 milliards de FCFA TTC, avenant compris.

Source: Mintp

Written by oscar

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