À l’approche de la Journée Internationale de la Famille, célébrée le 15 mai 2026, autour du thème engageant « Familles, inégalités et bien-être de l’enfant », le ministère de la promotion de la femme et de la famille (Minproff) met en lumière l’impératif d’unifier les efforts pour consolider les cellules familiales et garantir une enfance épanouie. C’est dans cette optique que la Ministre Marie Thérèse Abena Ondoa, dans une déclaration le 07 mai 2026, a exposé une série de mesures et d’appels à l’action visant à renforcer la cohésion familiale, lutter contre les violences, et soutenir les ménages les plus vulnérables, tout en soulignant l’impact prégnant des inégalités sur le développement harmonieux des enfants et la résilience des structures familiales au Cameroun et au-delà.

La déclaration ministérielle a d’emblée invité chaque famille à devenir un acteur central du changement, en renforçant activement la cohésion familiale et en cultivant une responsabilité parentale nourrie par des pratiques positives. L’intensification des actions dédiées à la prévention et à la lutte contre toutes formes de violence intrafamiliale a été soulignée, tout comme la nécessité de mettre en place des mécanismes de protection sociale adaptés pour secourir les familles en proie à la précarité. En parallèle, un appel vibrant a été lancé pour encourager l’engagement communautaire et la solidarité, piliers essentiels de la protection de l’enfance. Le ministre a insisté sur le fait qu’aucune contribution, aussi modeste soit-elle, n’est négligeable dans la construction d’une société où les familles, stables, solides et inclusives, sont le socle d’une enfance protégée et prospère.

Le thème de cette édition de la Journée Internationale de la Famille, « Familles, inégalités et bien-être de l’enfant », agit comme un catalyseur de réflexion collective. Il met en exergue les disparités persistantes qui érodent la stabilité familiale et compromettent le développement et le bien-être des enfants. L’objectif global est de favoriser une meilleure appréhension, à l’échelle mondiale, des répercussions des inégalités sur le tissu familial et le développement infantile, tout en galvanisant la volonté politique et sociale en faveur de politiques résolument axées sur le soutien aux familles.
La famille, en tant que premier environnement de socialisation, de protection et d’épanouissement, est intrinsèquement liée à la prospérité de ses membres. Cependant, le constat est sans appel : dans un contexte global marqué par des inégalités économiques, sociales et de genre, de nombreuses familles éprouvent des difficultés croissantes à offrir à leurs enfants les soins, la protection et les opportunités nécessaires à leur plein développement. Les inégalités économiques se traduisent concrètement par la pauvreté, le chômage, des conditions de vie précaires et une privation des ressources vitales. Sur le plan social, elles se manifestent par un accès différencié aux services essentiels tels que l’éducation, les soins de santé et la justice. Quant aux inégalités de genre, elles persistent en limitant les opportunités pour les femmes et les filles et en perpétuant des pratiques discriminatoires au sein des foyers et des communautés.

Ces déséquilibres sociaux et économiques ont des conséquences directes et souvent dévastatrices sur le développement physique, cognitif, émotionnel et social des enfants. Ils les exposent à des risques accrus de négligence, de violence et d’exclusion, hypothéquant ainsi leur avenir et celui de la société tout entière. Au Cameroun, le tableau se complexifie avec le poids de défis tels que les crises sécuritaires générant d’importants déplacements de populations, des pratiques culturelles néfastes, ainsi que l’émergence de phénomènes sociaux préoccupants comme la violence, la maltraitance infantile et les mariages précoces. Parallèlement, l’urbanisation rapide, les mouvements migratoires et les transformations socio-économiques modifient la dynamique familiale, entraînant parfois une diminution du contrôle parental et une fragilisation des systèmes de soutien social traditionnels. Face à cette réalité, les engagements du Minproff visent à bâtir un environnement où chaque enfant peut grandir en sécurité et avec toutes les chances de réussir.
Oscar Abessolo

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