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Arrimage aux défis de l’intelligence Artificielle : la Chaire UNESCO d’Afrique centrale équipe la jeunesse Tchadienne

C’est à la faveur du lancement, le 5 Août 2025, des ateliers pratiques à N’Djamena, destinés à 2000 jeunes désireux de maîtriser cette technologie d’avenir. Une initiative ambitieuse, qui marque un tournant significatif pour la jeunesse du pays dans sa quête d’autonomisation et d’innovation. Pilotée par la Chaire UNESCO d’Afrique centrale Accès TIC, sous l’égide de son titulaire Armand Claude ABANDA, et orchestrée en étroite collaboration avec le ministère tchadien en charge de l’Économie numérique, mené par Dr Michel BOUKAR, cette formation vise à démocratiser l’accès à l’IA et à stimuler la création de solutions technologiques africaines.

La soif d’apprendre a largement dépassé les attentes initiales, comme le souligne Armand Claude Abanda. « Nous avons lancé un appel à candidatures visant 2000 jeunes, et la réponse a été extraordinaire, avec 6500 inscriptions sur le site de la Chaire UNESCO d’Afrique centrale. Ce jour marque le début de la formation pour 2000 jeunes Tchadiens, une initiative portée par notre ministère de l’Économie numérique », explique-t-il. L’objectif est double : familiariser ces jeunes avec un usage pertinent et éthique de l’intelligence artificielle, tout en leur donnant les clés pour devenir eux-mêmes les créateurs de leurs propres systèmes d’IA. « L’enjeu est de taille, il faut que nous formions ces jeunes pour qu’ils puissent créer leur propre IA, qu’on ait des IA made in Africa. Pour l’instant, nous utilisons principalement des IA développées ailleurs. Il est donc impératif de développer des IA ‘tropicalisées’, tout comme nos contenus, qui reflètent nos réalités et nos besoins spécifiques ».

Un panel d’experts a été mobilisé pour décrypter ces enjeux cruciaux. L’enthousiasme débordant des participants a d’ailleurs conduit la Chaire UNESCO d’Afrique centrale Accès TIC à envisager l’expansion de ses programmes. Des licences et masters en Intelligence Artificielle, Big Data et Cyber sécurité pourraient ouvrir leurs portes à N’Djamena, voire au Cameroun dès la prochaine rentrée universitaire. Ces cursus visent à ancrer durablement l’appropriation de ces technologies de pointe au niveau de l’ingénierie africaine. Le souhait des organisateurs est clair : voir ces jeunes devenir des acteurs capables de conceptualiser, de créer et d’innover dans le domaine de l’IA.

La présence remarquée de la quasi-totalité du gouvernement tchadien à la cérémonie de lancement a grandement témoigné de l’intérêt soutenu que le Tchad accorde à ce secteur stratégique. « Cela montre l’engagement du Tchad à encourager sa jeunesse à se former et à investir dans les pratiques de l’intelligence artificielle, afin d’atteindre un véritable développement et une autonomisation technologique » a affirmé Armand Claude Abanda. Cette démarche s’inscrit dans une vision globale où l’Afrique doit non seulement consommer la technologie, mais aussi la produire, l’adapter et la maîtriser, se positionnant ainsi comme un acteur incontournable sur la scène mondiale du numérique. La vague IA qui déferle actuellement sur le continent africain trouve au Tchad une terre fertile, prête à semer les graines d’un avenir technologique maîtrisé et porteur d’espoirs pour toute une génération.

Oscar Abessolo

Written by Tribune de l'info

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