C’est un cri qui a résonné de la Voirie municipale jusqu’au boulevard du 20 Mai. Samedi 19 septembre 2026 à Yaoundé, à l’occasion de la 3e édition de la marche citoyenne contre les féminicides, Serge Ondobo n’est pas venu seulement marcher. Le président du Mouvement des Jeunes Patriotes Panafricains au Cameroun est venu porter un message patriotique.

A la tête d’une forte délégation de Jeunes Patriotes, ce fervent partisan de la politique du Président Paul Biya a tenu à répondre présent à l’appel de Cathy Meba, présidente de la Jeunesse Émergente et Républicaine du Cameroun (JERC) et vice-présidente du Conseil Régional du Sud, initiatrice de la mobilisation.
Pour Serge Ondobo, saluer Cathy Meba était une évidence.
“Together, we are one nation. La marche ne s’est pas faite toute seule. Il y a quelqu’un qui l’a pensée, qui l’a initiée, qui l’a organisée. En l’occurrence, madame Cathy Meba, qui est un leader de grande qualité de notre pays, qui est une jeune femme”, a-t-il déclaré. “C’est ça qui me réjouit, parce que le discours du chef de l’État tend à valoriser dans ce septennat les femmes, et peut-être les jeunes. Elle est jeune, elle est femme, donc je voulais saluer madame Cathy Meba pour cette initiative”.
Mais au-delà de l’hommage, c’est une conviction profonde qui a guidé ses pas de la Poste centrale au carrefour Intendance jusqu’à l’Hôtel de Ville.
“Moi, en tant que président des Jeunes Patriotes, je suis obligé de me sentir concerné parce que la femme est la mère de l’humanité. Et au Cameroun, nous avons aussi des mamans spéciales comme Maman Chantal Biya. Ce sont des gens qui tiennent à cœur la jeunesse de ce pays”, a martelé le leader.
Face à l’horreur des femmes et des enfants tués, il refuse le silence.
“On ne peut pas dormir chez nous pendant que les femmes sont tuées, pendant que les enfants sont tués pour rien. On ne peut pas ne pas se mobiliser lorsque la sécurité de ces personnes vulnérables se retrouve menacée, ce n’est pas possible”.
Pour Serge Ondobo, féminicides, infanticides, discours haineux et tribalisme participent de la même menace contre la nation. C’est tout le sens de sa présence massive à cette marche.
“Voilà pourquoi nous sommes venus soutenir en masse cette initiative belle de dire: ‘Stop aux féminicides! Stop aux infanticides! Stop à toute forme de violence verbale, à tous les discours haineux, au tribalisme !’ Ce sont les choses qui menacent notre tissu social. Pourtant, on a un pays qui est envié du monde entier; nous avons le devoir patriotique de le protéger”, a-t-il conclu.
Un message clair : à Yaoundé, la lutte contre les violences faites aux femmes est aussi un combat pour la cohésion nationale.
Oscar Abessolo, source, Global Info

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