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Sandrine Laure Nanga Koume : de la valorisation de l’action publique à la mesure de son impact, une nouvelle mission au SPRA

Après cinq années passées dans la contribution de la modernisation de l’image et la communication du ministère de la fonction publique et de la réforme administrative (Minfopra), Sandrine Laure Nanga Koume entame un nouveau chapitre de sa carrière. Par décision du Ministre Joseph Lé signée le 13 août 2026, cette journaliste principale, diplômée de l’ESSTIC et de l’IRIC, a été portée à la tête de la Section de l’Évaluation et du Contrôle des Performances au sein du Secrétariat Permanent à la Réforme Administrative. Un virage majeur qui place cette professionnelle aguerrie au centre des enjeux d’efficacité et d’impact de l’action publique au Cameroun.

L’annonce de la nomination de Sandrine Laure Nanga Koume au poste de Chef de section de l’évaluation et du contrôle des performances à la Division des Administrations économiques et sociales a été accueillie comme une suite logique pour celle qui a su, en une demi-décennie, transformer la perception de l’administration publique camerounaise. Avec un rang de sous-directeur, elle intègre désormais le bras technique du Secrétariat Permanent à la Réforme Administrative (SPRA), une instance névralgique pour la modernisation de l’État.

Ce changement de trajectoire n’est pas une rupture, mais une évolution cohérente. Sa formation académique, à l’intersection de la communication et de l’action publique, lui confère une vision transversale nécessaire pour appréhender les rouages complexes de la machine administrative. En quittant la Cellule de communication, elle ne délaisse pas le service public, elle en change le levier : du faire-savoir, elle passe désormais au savoir-faire et à la mesure des résultats.

Le bilan éloquent d’une communicante d’exception

Le passage de Sandrine Laure Nanga Koume à la tête de la Cellule de Communication du Minfopra restera marqué par des réformes structurelles d’envergure. En cinq ans, elle a insufflé une dynamique de transparence et de proximité sans précédent. L’un de ses actifs majeurs demeure la gestion de la transition délicate entre les anciens systèmes ANTILOPE et SIGIPES vers la nouvelle application AIGLES. Ce passage au numérique, essentiel pour la gestion des carrières des agents de l’État, a nécessité une pédagogie constante et une communication de crise maîtrisée pour rassurer et informer les usagers.

Sous son impulsion, la visibilité du ministère a atteint des sommets. On lui doit notamment la création et la pérennisation du magazine institutionnel du Minfopra. À travers trois numéros de haute facture, elle a mis en lumière non seulement les réformes administratives, mais aussi les visages, souvent restés dans l’ombre, de ceux qui font fonctionner l’administration au quotidien. « J’ai contribué à installer une dynamique de communication parmi les plus soutenues de l’administration », confie-t-elle avec la satisfaction du devoir accompli. Pour elle, il s’agissait de valoriser l’action publique pour la rendre plus lisible et plus humaine aux yeux du citoyen.

Un nouveau challenge : l’évaluation au service du citoyen

Désormais, c’est sur le terrain de la performance que Sandrine Laure Nanga Koume est attendue. La Section de l’Évaluation et du Contrôle des Performances qu’elle dirige est une composante essentielle du dispositif de pilotage des réformes. Sa mission est claire : s’assurer que les politiques publiques ne restent pas des intentions, mais se traduisent par des gains concrets en termes d’efficacité et d’efficience.

Ses attributions sont vastes et techniques. Elle devra définir les normes d’organisation et de gestion des services publics, tout en veillant à la qualité du service rendu. Dans un contexte de rareté des ressources, la section a également pour rôle de réaliser des études sur l’optimisation des coûts, notamment via les normes d’acquisition et de maintenance des équipements. Mais au-delà des chiffres, c’est l’éthique du service public qui est au cœur de ses préoccupations. L’analyse des performances, tant sur le plan humain que structurel, doit permettre de proposer des recommandations pour rationaliser les procédures et rendre l’administration plus agile.

Pour la nouvelle chef de division, cette transition est accueillie avec une grande sérénité. « Après avoir contribué à mieux faire connaître et comprendre l’action publique, il s’agit désormais de m’intéresser davantage à sa conduite, à son efficacité et à son impact », explique-t-elle. Cette approche holistique de l’administration publique est précisément ce qui manque parfois aux réformes : une compréhension de la perception par le public alliée à une rigueur technique dans l’exécution.

Sandrine Laure Nanga Koume part avec la gratitude de ses anciens collaborateurs et la conviction que sa nouvelle mission s’inscrit dans une continuité naturelle. En tant que « régulateur de la performance publique », elle devient une sentinelle de la réforme administrative. Son parcours, riche d’une expérience de terrain et d’une expertise intellectuelle pointue, est un atout indéniable pour le Minfopra. Dans cette nouvelle étape, l’objectif reste le même : servir l’État avec engagement et contribuer à bâtir une administration moderne, transparente et résolument tournée vers les résultats au bénéfice de chaque Camerounais.

Oscar Abessolo

Written by oscar

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Ministère de la fonction publique et de la réforme administrative: un nouveau souffle au bureau de la discipline