in

Renforcer les liens des INDH: James Mouangue Kobila apporte sa contribution au Maroc

En sa qualité de président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC) et président du Réseau des institutions nationales africaines des Droits de l’homme (RINADH), le Pr James Mouangue Kobila a achevé une mission d’observation électorale de premier plan au Maroc lors des élections législatives du 23 septembre 2026. Ce déplacement, marqué par une coopération institutionnelle étroite, souligne l’engagement du continent africain dans le renforcement des mécanismes démocratiques.

L’invitation adressée au Pr MOUANGUE KOBILA émanait directement de son homologue, Mme Amina BOUAYACH, présidente du Conseil national des Droits de l’homme (CNDH) du Maroc et présidente de l’Alliance mondiale des institutions nationales des Droits de l’homme (GANHRI). Mme BOUAYACH, agissant en sa capacité de présidente de la Commission spéciale d’accréditation des observateurs, a mobilisé un contingent impressionnant de 200 experts internationaux issus de 54 pays. Cette présence massive visait à garantir la transparence et l’intégrité du processus électoral marocain, une mission à laquelle le président de la CDHC a pris une part active.

Avant de se déployer sur le terrain, le Pr MOUANGUE KOBILA a participé, le 21 septembre, à une session de formation intensive au siège du CNDH à Rabat. Cette étape préparatoire fut cruciale pour harmoniser les méthodes d’observation et comprendre les spécificités du cadre législatif marocain. Fort de cet encadrement, il s’est rendu le jour du scrutin dans la ville de Tanger. Sa mission sur site a été menée avec une rigueur méthodologique, incluant l’observation directe du déroulement du vote dans trois centres distincts. Il a également supervisé le processus délicat du dépouillement dans un quatrième centre, collectant ainsi des données précieuses pour le rapport qu’il a pu transmettre aux autorités compétentes avant la conférence de presse officielle du 24 septembre, tenue sous l’égide de Mme BOUAYACH.

Au-delà de l’observation technique, ce séjour a constitué un espace privilégié d’échanges diplomatiques. Le Pr MOUANGUE KOBILA a saisi l’opportunité de nouer des dialogues avec d’autres figures de la scène internationale. Il a notamment échangé avec Son Excellence André-Magnus EKOUMOU, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en France, qui assurait la direction de la délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les discussions ont également porté sur le renforcement des réseaux régionaux, lors d’un entretien avec le sultan Bin Hassan AL-JAMALI, secrétaire général du Réseau arabe des institutions nationales des Droits de l’homme (RAINDH).

L’un des moments forts de ce périple fut l’audience accordée par Mme Amina BOUAYACH le 22 septembre. Durant une heure et demie, les deux responsables ont passé en revue les défis contemporains auxquels sont confrontées les institutions nationales de défense des droits de l’homme, tant à l’échelle africaine que mondiale. Ce tête-à-tête a permis de consolider une vision commune sur les dynamiques de gouvernance et de protection des libertés fondamentales, témoignant de la vitalité des échanges entre le CDHC et le CNDH.

L’influence de cette mission s’est étendue bien au-delà des frontières marocaines. Mme Raquel CABALLERO DE GUEVARA, procureure pour la défense des Droits de l’homme de la République du Salvador, a profité de ce cadre multilatéral pour inviter le Pr MOUANGUE KOBILA à observer le Scrutin général unique historique prévu le 28 février 2027. Cette invitation, qui couvrira les élections présidentielles, législatives et municipales, s’inscrit dans un contexte de réformes constitutionnelles majeures entamées en 2025 au Salvador. Cette sollicitation confirme l’expertise reconnue du président du RINADH et la portée internationale de son action à la tête de la CDHC.

Cette immersion marocaine, ponctuée par un dîner officiel le 26 septembre, a démontré l’importance stratégique des missions d’observation pour le partage des bonnes pratiques et la consolidation des standards internationaux. Par sa présence sur le terrain, ses contributions techniques et ses entretiens de haut niveau, le Pr James MOUANGUE KOBILA a non seulement rempli sa mission d’observateur, mais a également renforcé le positionnement du Cameroun et du RINADH comme acteurs incontournables de la diplomatie des droits de l’homme. Ce succès collectif témoigne de la volonté commune des institutions nationales de garantir, à travers le monde, la transparence des processus électoraux et le respect des aspirations démocratiques des populations.

Oscar Abessolo, Source: Com CDHC

Written by oscar

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

What do you think?

Paludisme au Cameroun : gratuité bafouée, intrants disponibles – Le paradoxe révélé par les communautés