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Journée internationale de la Paix 2026 : La CDHC salue des avancées majeures et alerte sur la corruption comme frein à la paix

Dans sa déclaration rendue publique à l’occasion de la Journée internationale de la Paix célébrée le 21 septembre sous le thème “Investir dans la paix -Pour tous, partout, chaque jour”, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) dresse un bilan en demi-teinte. Entre satisfaction face aux actions diplomatiques et judiciaires de l’État et dénonciation des atteintes persistantes au droit à la paix, l’institution rappelle que la corruption reste l’un des principaux obstacles à une paix durable et inclusive.

Réaffirmant que le droit à la paix, consacré par l’article 23 de la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples et l’article 10 du Protocole de Maputo, constitue le substrat indispensable à la jouissance de tous les autres droits humains, la CDHC dit accueillir avec satisfaction le thème retenu par l’ONU pour cette édition 2026. Un thème qui, selon elle, consacre les “architectes de la paix au quotidien” et rappelle que la paix n’est pas l’apanage des seules enceintes diplomatiques, mais une construction collective, quotidienne et inclusive.

Trois signaux forts salués par la Commission

Au titre des avancées, la CDHC salue les efforts constants des pouvoirs publics et de leurs partenaires pour préserver la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Premier signal fort : le voyage apostolique de Sa Sainteté le Pape Léon XIV au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, à l’invitation du Président Paul Biya. La Rencontre pour la paix avec la communauté de Bamenda le 16 avril est présentée comme un moment hautement symbolique, témoignant de l’engagement du chef de l’État, “mendiant de la paix”, en faveur du retour définitif à la paix dans les Régions en proie à l’insécurité.

Deuxième signal : sur le front judiciaire international, la Commission se félicite de la condamnation le 26 août 2026 par le Tribunal fédéral du district occidental du Missouri à Kansas City (États-Unis), de Francis CHENYI Sr. et Lah Nestor LANGMI à 15 ans d’emprisonnement chacun, et de Claude NGENEVU CHI à 63 mois, pour soutien matériel à des groupes terroristes sécessionnistes actifs au Cameroun.

Mour le troisième signal, la participation d’une délégation camerounaise conduite par le ministre des Finances à la 5ème Conférence ministérielle internationale “No Money for Terror” le 19 mai 2026 à Paris, visant à renforcer la synergie transfrontalière contre les flux financiers illicites qui alimentent le terrorisme.

La CDHC rappelle également sa propre contribution, notamment à travers son communiqué du 21 janvier 2026 condamnant fermement le massacre de 14 civils de la communauté Mbororo, perpétré le 14 janvier à Gidado (Arrondissement de Ndu, Région du Nord-Ouest) par des groupes terroristes sécessionnistes.

L’institution encourage enfin le travail des organisations de la société civile, à l’instar de Mother of Hope Cameroon (MOHCAM), reçu par le Président de la CDHC le 9 septembre, et qui a organisé les 4 et 5 juin 2026 à Bamenda le Sommet régional des femmes médiatrices du Nord-Ouest.

La corruption, un “obstacle majeur à tout investissement durable dans la paix”

Au-delà des avancées, la Commission pointe un frein structurel. Elle souligne que la corruption :

“compromet gravement la jouissance effective du droit à la paix en fragilisant les institutions, en détournant les ressources destinées à la satisfaction des besoins des populations et en érodant la confiance des citoyens envers les pouvoirs publics.” Elle “accentue les inégalités, l’exclusion et les injustices sociales, agissant comme un puissant catalyseur de tensions, de violences et de conflits” et constitue, au regard du thème 2026, un obstacle majeur à tout investissement durable dans la paix.

Recommandations sécuritaires

Face aux attaques intolérables contre les sanctuaires scolaires, les civils, les Forces de défense et de sécurité et les symboles de l’État, la CDHC recommande spécifiquement au ministère de la Défense et à la Délégation Générale à la Sûreté Nationale de renforcer davantage la protection des populations civiles, des chefs traditionnels, du corps enseignant, des élèves, du personnel de santé et des FDS, notamment lors de leurs déploiements et patrouilles dans les Régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord.

Oscar Abessolo

Written by oscar

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