30 septembre 2022 – 30 septembre 2026. En quatre ans à la tête de la Cameroon Water Utilities Corporation, le Dr Blaise Moussa a réussi à faire passer le Cameroun de la gestion de la pénurie à une politique de l’abondance, en arrimant définitivement l’entreprise publique aux exigences de l’Ojectif de Développement Durable 6, tel que prôné par ma Stratégie Nationale de Développement (2020-2030). Japoma, Yaoundé, Wateris, 200 000 branchements : le bilan est là. Et tout indique que le meilleur reste à venir.

Il y a quatre ans, la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) était avant tout perçue par l’opinion publique comme une entité en mode survie. Subissant de plein fouet une pression démographique galopante dans les centres urbains, l’entreprise devait naviguer entre des infrastructures vieillissantes, héritées de décennies de sous-investissement, et les réclamations quotidiennes d’usagers confrontés à une desserte erratique. La situation exigeait une réponse qui dépassait largement la simple maintenance technique.
Lorsque le Conseil d’Administration a confié la direction générale au Dr Blaise Moussa le 30 septembre 2022, la feuille de route était explicite : il ne s’agissait plus seulement de colmater des brèches, mais d’inscrire l’action de l’entreprise dans le cadre rigoureux des Objectifs de Développement Durable (ODD), et tout particulièrement l’ODD n°6 : garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. Quatre ans plus tard, le constat est clair : le changement de paradigme est total. La Camwater a cessé de subir pour enfin orchestrer une stratégie de l’offre.
Japoma, la preuve par le terrain
L’illustration la plus concrète de cette rupture a été marquée le 26 septembre 2026, avec la mise en service technique partielle du captage Chenal/SP5 sur le site stratégique de Japoma à Douala. En injectant 20 000 m³ d’eau potable additionnels quotidiennement, la capacité totale du site atteint désormais 130 000 m³/jour. Ce n’est pas seulement un saut statistique, c’est l’application directe de la cible 6.1 de l’ODD 6, qui exige une équité dans l’accès à l’eau à un coût maîtrisé. Produire en volume est la condition sine qua non de la durabilité.

Cette doctrine de l’abondance trouve son plus vaste terrain d’application dans la capitale. Le projet de reconfiguration du réseau d’eau potable de Yaoundé et de sa périphérie est sans doute le chantier hydraulique le plus ambitieux du pays. Avec 447 km de conduites en cours de pose, le renforcement des stations de pompage et la construction de réservoirs modernes, l’objectif est chiffré : porter la production de 300 000 à 480 000 m³/jour. En visant une hausse du rendement du réseau de 52% à 75%, CAMWATER s’attaque frontalement au gaspillage. Les bénéfices pour les populations, de Soa à Mbankomo, seront immédiats : fin des rationnements et connexion directe pour 30 000 nouveaux foyers.
Wateris: l’intelligence au service de l’ODD 6
Le succès de cette transformation ne repose pas seulement sur l’acier et le béton, mais sur une révolution silencieuse : le numérique. La cible 6.4 de l’ODD 6 impose une gestion efficiente des ressources hydriques. C’est ici qu’intervient WATERIS, le système d’information intégré déployé sous l’impulsion du Dr Moussa. Ce levier technologique permet un pilotage granulaire des volumes, une détection proactive des fuites et une transparence accrue dans la gestion client.

Dans un secteur où les pertes techniques et commerciales représentaient autrefois une hémorragie financière et hydrique, améliorer le rendement devient un mode de production à part entière. Mieux gérer ce que l’on possède équivaut, en termes d’impact, à créer de nouvelles capacités de forage. C’est l’intelligence artificielle et la donnée au service de la ressource. Cette modernisation technologique trouve son écho le plus tangible dans la campagne nationale des 200 000 branchements neufs. Chaque raccordement est un vecteur de dignité : une école qui sécurise son hygiène, un centre de santé qui assure ses soins, une famille qui s’affranchit de la pénibilité. Grâce à des partenariats robustes avec le HCR pour le camp de Minawao, les collectivités territoriales et la Banque Européenne d’Investissement, la Camwater prouve que l’ODD 6 est une promesse tenue pour les zones les plus vulnérables.
Le management de la proximité
Le bilan de ces quatre années serait incomplet sans évoquer la méthode managériale du Dr Blaise Moussa. En privilégiant une présence constante sur le terrain (des stations de production aux agences commerciales les plus isolées) il a instauré une culture de la redevabilité. Cette proximité a permis de restaurer le moral des équipes et de placer le capital humain au cœur de la performance technique. Que ce soit lors de la gestion des pics de demande ou de la mobilisation exemplaire lors de visites d’envergure internationale comme celle du Pape Léon XIV, l’entreprise a fait preuve d’une capacité d’adaptation inédite. En somme, en plaçant le Cameroun sur la trajectoire des standards internationaux, la Camwater ne se contente plus de distribuer de l’eau : elle sécurise le développement futur du pays.
Oscar Abessolo

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