Au-delà des tuyaux et des compteurs, la Cameroon Water Utilities Corporation impose une doctrine : l’accès à l’eau potable n’est plus une simple mission sociale, c’est le socle de la croissance économique du Cameroun. Avec son objectif de 200 000 nouveaux branchements, l’entreprise publique dirigée par le Dr Blaise Moussa transforme chaque raccordement en investissement productif.

C’est une équation que le Dr Blaise Moussa ne cesse de marteler : “Nous nous tenons résolument aux côtés de l’État pour que chaque ménage ait accès à une eau sûre.” Derrière la formule, une vérité économique implacable. Sans eau fiable, pas de santé publique robuste, pas d’industrie stable, pas de ville attractive. CAMWATER l’a compris et en a fait sa méthode de travail.
La campagne des 200 000 branchements n’est pas une simple extension de réseau. C’est une opération stratégique qui s’attaque aux goulots d’étranglement de l’économie nationale. En ciblant à la fois les quartiers urbains à forte densité où s’entasse la main-d’œuvre, les pôles industriels émergents qui ont besoin de sécurité hydrique, et les localités rurales longtemps oubliées, CAMWATER investit directement dans le capital humain et productif.
L’impact est immédiat et mesurable. Chaque branchement, c’est une famille qui ne perd plus des jours de travail à cause des maladies hydriques. C’est une PME agroalimentaire qui sécurise sa production. C’est un investisseur qui voit dans la ville un territoire viable. C’est aussi des milliers d’emplois directs et indirects créés, du technicien poseur au quincaillier local. La méthode CAMWATER, c’est de faire de l’eau un facteur de productivité et un accélérateur de la chaîne de valeur locale, où chaque franc investi dans le réseau génère de la richesse dans les ménages.
L’antidote à la pénurie de compteurs
Pendant longtemps, le talon d’Achille de ces grands projets a été la pénurie de compteurs et de kits. La rupture est là aussi méthodologique. Grâce au soutien financier spécial du Chef de l’État Paul Biya, CAMWATER a constitué un stock stratégique et fluidifié la chaîne d’importation. Fini les listes d’attente interminables. La diligence opérationnelle est devenue la norme, avec une logistique repensée de bout en bout pour garantir une disponibilité permanente sur tout le triangle national.

L’objectif est assumé : satisfaire un million de personnes à travers ces 200 000 branchements. Comme le rappelle le Directeur Général, “Chaque citoyen doit avoir un compteur connecté au réseau Camwater car c’est déjà d’abord un exercice de dignité.” Une dignité qui rejoint l’ambition présidentielle d’un million de branchements sur cinq ans. Ce n’est pas un chiffre technique, c’est un projet de société plus saine et plus équitable, donc plus prospère.
Le cas de Yaoundé illustrant déjà le potentiel en 2025. Avec seulement 110 000 abonnés pour un déficit estimé à 80 000, et 40 000 branchements qui avaient permis de résorber un manque de 18 000 compteurs, la capitale montre que la demande est colossale. Et que la capacité à y répondre existe désormais. C’est la preuve que la méthode fonctionne et qu’elle est reproductible à Douala, Bafoussam ou Maroua.
En appelant les Camerounais à solliciter massivement leurs branchements et en luttant contre la fraude, CAMWATER pose la dernière brique de sa méthode : la transparence et la participation citoyenne comme garants de l’efficacité.
Au final, CAMWATER ne distribue pas seulement de l’eau. Elle distribue les conditions de la croissance durable. En sécurisant la santé, en soutenant l’industrialisation et en renforçant l’attractivité urbaine, l’entreprise positionne l’accès universel à l’eau potable comme le pilier le plus concret de la stratégie de développement du Cameroun.
Oscar Abessolo

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