Revenu le 14 octobre 2026 à Bamenda pour vérifier l’avancement des chantiers promis il y a quelques mois, le Premier Ministre a trouvé une ville en pleine métamorphose. Du bâtiment flambant neuf du Conciliateur Public à la route du marché aux vivres, le Nord-Ouest ancre désormais la paix dans du béton.

Il avait semé l’espoir. Il est revenu récolter les preuves. Lorsque le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Dr Joseph Dion Ngute, s’était rendu pour la première fois dans le Nord-Ouest pour annoncer un vaste plan de reconstruction, beaucoup y avaient vu une promesse de plus dans une région meurtrie par la crise et des infrastructures à l’abandon.
Le 14 octobre 2026, le scepticisme a laissé place à l’évidence. De Santa, à l’entrée de la région où une foule immense l’attendait, jusqu’au palais du Fon de Mankon où il a été revêtu de la tenue traditionnelle, le constat est unanime : Bamenda est un immense chantier où la paix se construit en dur. “Le nombre de personnes mobilisées ici à Santa témoigne de notre soutien. La paix ne se construit pas à court terme. Son retour aujourd’hui est une preuve tangible de l’engagement du Gouvernement”, a lancé Shupong Michael, président de la section RDPC Mezam II, en accueillant la délégation.

Et pour cause. La tournée d’inspection menée par le Chef du Gouvernement a révélé l’ampleur des travaux. Une méthode Dion Ngute : pas de discours dans les salons feutrés, mais une vérification pied à pied, chantier par chantier, pour s’assurer que l’argent public produit du résultat visible pour les populations.
Au coeur symbolique de cette renaissance, le bâtiment ultra-moderne du Conciliateur Public Indépendant (CPI). Une infrastructure emblématique avec bureaux modernes, infirmerie, amphithéâtres, salles de conférence et deux ascenseurs, conçue pour donner au CPI les moyens d’exercer son mandat de recours et de médiation. La première phase, d’une valeur de 600 millions de FCFA, a été achevée à 100% et intégralement réglée en moins de 12 mois, preuve de la célérité voulue par l’Etat. La seconde phase est déjà à plus de 22% de réalisation et monte rapidement. A côté, le bureau régional des douanes et la résidence de l’Assemblée régionale affichent la même dynamique.
Mais la transformation la plus attendue par les Bamendois est celle des routes. Dion Ngute a passé au peigne fin les artères vitales de la capitale régionale : le carrefour Custom-GBHS sous maîtrise d’ouvrage du MINHDU, la route de la Prison C2D au niveau du BMM, le carrefour Ecole de Champion sous supervision du MINTP, le projet du nouveau marché de Bamenda 1, le carrefour Amour Mezam, Veterinary Junction reliant Finance Junction, Fon’s Street via City Chemist et la route du marché aux vivres jusqu’au palais du Fon d’Alachu.
Des routes qui n’étaient que nids-de-poule deviennent des voies goudronnées durables. Des marchés insalubres laissent place à des équipements modernes. L’hôpital de district de Mankon, visité en fin de parcours, illustre aussi cette volonté de rapprocher les services sociaux des populations.
Au-delà du béton, c’est le socle de la cohésion sociale et de la dignité civique qui se reconstruit. Cette visite technique rigoureuse est le prélude à l’acte politique majeur : le lancement ce mercredi du dialogue communautaire que présidera le Premier Ministre, pour transformer les infrastructures en paix durable.
A Bamenda, la paix n’est plus un discours. Elle a une adresse, un coût et un calendrier.
Oscar Abessolo, Source, M.U


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