Le 25 juillet 2026, la caravane de solidarité de la Mairie de Yaoundé 5, couplée à la campagne de soins gratuits et conduite par Augustin Bala a marqué une halte au quartier Camp Sonel d’Essos. Au menu : soins gracieusement offerts, opérations chirurgicales, distributions de denrées alimentaires, de matelas et de moustiquaires imprégnées. Une action de proximité qui vise à réduire la précarité et à rapprocher l’administration des populations.

Depuis plusieurs mois, les services de la Mairie de Yaoundé 5 sillonnent la commune. L’étape du 25 juillet les a conduits au quartier Camp Sonel d’Essos, pour la 6ᵉ Journée de l’Action Sociale. Durant 2 jours, les tentes médicales, les stands de distribution et les équipes de recensement ont pris place. L’objectif affiché etait apporter une réponse concrète aux souffrances vécues au quotidien par les habitants d’Essos Nord et Essos Sud.
La démarche repose sur quatre axes. Le premier est sanitaire. Des consultations générales ont été offertes gratuitement. Mais le fait marquant de cette édition reste les interventions chirurgicales. 27 personnes ont été opérées sans frais, avec médicaments et suivi post-opératoire assuré jusqu’à guérison complète. Les pansements seront également faits gratuitement à l’hôpital partenaire. Pour de nombreuses familles qui n’arrivent pas à payer les consultations et les examens à Mvog-Ada, c’est un soulagement direct.

Le deuxième axe concerne la prévention. 200 moustiquaires imprégnées ont été remises à des ménages particulièrement exposés au paludisme. Le troisième volet s’adresse aux personnes en situation de handicap. Des chaises roulantes ont été distribuées à celles qui ne peuvent pas se déplacer en raison de leur état de santé.
Le quatrième axe porte sur l’assistance matérielle et alimentaire. Des denrées de première nécessité ont été données à toutes les familles recensées dans le quartier. Des matelas de couchage ont aussi été attribués aux ménages identifiés comme dormant à même le sol, sur des cartons ou de vieux vêtements. Une situation aggravée par la pauvreté et les inondations qui emportent parfois tout sur leur passage.

A Camp Sonel, le maire a tenu à rassurer : les stocks sont suffisants. La distribution prend du temps, mais chacun recevra ce à quoi il a droit. Les matelas, eux, sont réservés aux personnes préalablement recensées par les équipes de terrain.
Cette descente s’inscrit dans la continuité. Il y a environ un mois, la caravane était au Collège Larousse pour le quartier Avenue Germaine. La logique reste la même à chaque étape : les mêmes soins, les mêmes attentions, la même volonté d’aller vers les plus démunis. D’autres quartiers de Yaoundé 5 seront encore visités dans les semaines à venir.

Pour le Maire Augustin Bala, cette journée répond à un devoir. Veiller au bien-être des populations, s’assurer que celles qui souffrent reçoivent des soins, c’est la mission qu’il s’est fixée. Il revendique une action apolitique. Le recensement se fait sans demander l’appartenance partisane. L’action sociale, explique-t-il, vise l’ensemble des habitants, au-delà des clivages. Les engagements politiques, eux, relèvent d’un autre cadre.
Au-delà de l’urgence, la commune prépare des actions structurelles. La distribution des Cartes Nationales d’Identité va débuter dès lundi à la Mairie. L’objectif est de faciliter l’accès à ce document essentiel et de répondre à une forte demande. La jeunesse occupe également une place centrale. Un vaste programme de formation professionnelle sera lancé dans les prochaines semaines. Il s’agit de doter les jeunes de Yaoundé 5 de compétences concrètes pour l’emploi et l’auto-emploi.

Un partenariat avec le CHU de Yaoundé mérite une attention particulière. Dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, les femmes dépistées positives pendant la Journée sont orientées vers le CHU. Là, elles bénéficient de consultations, d’examens et d’une prise en charge entièrement gratuite. Ce dispositif ne représente aucun coût direct pour la Mairie, mais il offre une prise en charge de qualité aux patientes.
Le message porté tout au long de la journée est celui de la solidarité. Faire le bien, et le faire durablement. L’idée du maire Augustin Bala est de s’inspirer de ce qui a été reçu pour le redonner aux autres. Le bien, martèle-t-il, ne se perd jamais. Au Camp Sonel, l’ambiance est restée calme malgré l’affluence. Files d’attente, vérifications, remises de kits : l’organisation a permis d’éviter les bousculades. Les bénéficiaires n’ont pas manqué de saluer l’initiative qui vient directement dans les quartiers, là où les besoins sont les plus pressants.

Avec cette 6ᵉ édition, Yaoundé 5 confirme une méthode : aller vers les populations plutôt que d’attendre qu’elles viennent. Soigner, nourrir, protéger et former. Ce sont les piliers d’une politique sociale qui veut réduire les inégalités et améliorer les conditions de vie.
Selon les informations tirées à bonne source, la caravane ne s’arrête pas à Essos. Elle poursuivra sa route dans les autres quartiers encore non visités. Partout, la promesse est la même : apporter les mêmes soins, la même écoute et les mêmes appuis. Dans un contexte marqué par la cherté de la vie, la Mairie de Yaoundé 5 entend ainsi jouer pleinement son rôle de collectivité de proximité.
Oscar Abessolo

GIPHY App Key not set. Please check settings