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Mort de l’élève Hozane au Collège De La Salle : le cri d’alarme du journaliste Yahaya Idrissou

La mort de Hozane Moukoko Essoe, jeune élève du Collège De La Salle à Douala, soulève une profonde indignation et ravive les inquiétudes sur la sécurité des enfants en milieu scolaire. Dans cette lettre ouverte, Yahaya Idrissou interpelle la ministre des Enseignements secondaires et appelle à ce que toute la lumière soit faite, que les responsabilités soient établies et que ce drame ne rejoigne pas la longue liste des affaires dont les familles attendent encore les réponses.

Voici l’intégralité de sa missive

         Objet : Lettre ouverte à Madame la Ministre des Enseignements secondaires 

Madame la Ministre,

Je vous écris avec colère, avec tristesse, mais surtout avec cette profonde inquiétude qui habite aujourd’hui de nombreux camerounais.Le 18 septembre 2026, Hozane Moukoko Essoe, une jeune élève de 5ème âgée de 11 ans et 11 mois a perdu la vie alors qu’elle se trouvait dans l’enceinte du Collège De La Salle à Douala. Elle a été retrouvée inconsciente dans les toilettes de l’établissement avant d’être conduite à l’hôpital Laquintinie où son décès a été constaté, victime d’une effroyable agression sexuelle

Madame la Ministre,
Comment en sommes-nous arrivés là ?L’école était autrefois perçue comme un havre de paix. Un endroit où les parents déposent leurs enfants le matin avec la certitude qu’ils seront encadrés, protégés et qu’ils rentreront chez eux le soir.


Aujourd’hui, cette confiance est profondément ébranlée.Une enfant entre dans un établissement scolaire pour apprendre. Elle ne devrait jamais y être exposée à des violences sexuelles, à des agressions ou à un danger susceptible de lui coûter la vie.Le drame d’Hozane dépasse désormais le cadre d’une famille endeuillée. Il interpelle toute notre société et particulièrement votre département ministériel.
Madame la Ministre, il faut avoir le courage de le dire, nous ne pouvons plus nous contenter de constater les drames, de promettre que toute la lumière sera faite, puis de laisser le temps effacer l’indignation.


Parce qu’au Cameroun, trop souvent, l’annonce d’une enquête suscite l’espoir avant que le silence ne s’installe.Une affaire éclate. L’opinion s’indigne. Une enquête est annoncée. Quelques jours ou quelques semaines passent. Puis l’actualité change, les projecteurs s’éteignent et les familles restent seules avec leurs questions.C’est précisément cette mécanique du silence qu’il faut désormais combattre.
Il ne suffit pas de dire qu’une enquête est ouverte. Il faut que les familles sachent où elle en est. Il faut que les responsabilités soient établies. Il faut que les conclusions soient rendues publiques lorsque la procédure le permet. Et lorsque des infractions sont établies, leurs auteurs doivent répondre de leurs actes devant la justice.


Madame la Ministre, vous êtes aussi parent, imaginez un seul instant, le poids que ressent la mère de cette élève disparue. Parceque vous êtes aussi, une matriarche, il faut agir, on ne doit pas inhumer l’élève avec la vérité.
Émir Yahaya Idrissou, Journaliste/Présentateur Événementiel

Written by oscar

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