Le siège de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) à Yaoundé a accueilli une délégation de haut niveau de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cette audience solennelle, entre le Président de la CDHC, Professeur James Mouangue Kobila, et le Chef de la délégation de l’OIF, Mohamed Aujjar, a marqué une étape significative dans la coopération entre les deux institutions, particulièrement axée sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte des élections présidentielles prévues pour le 12 octobre 2025.

Cette rencontre s’est déroulée dans une atmosphère d’échanges cordiaux et d’accueil chaleureux, répondant aux attentes des deux parties. M. Mohamed Aujjar a exprimé sa satisfaction quant à la transparence et la franchise des discussions, soulignant l’objectif de la mission : accompagner et s’informer sur le processus électoral camerounais à la demande des autorités locales. La secrétaire générale de l’OIF, face à un processus électoral crucial, a dépêché cette mission d’information pour recueillir des observations directes et comprendre les mécanismes en place. L’entretien avec le Professeur James Mouangue Kobila a permis de dissiper les interrogations, de poser des questions pertinentes et d’obtenir des réponses claires, objectives et juridiquement fondées concernant le bon déroulement des préparatifs électoraux, et surtout sous l’angle fondamental du respect des droits humains. L’OIF se réjouit non seulement de la richesse de cet entretien, mais aussi de l’évolution positive de la situation des droits de l’homme au Cameroun, un témoignage de l’engagement soutenu des institutions nationales.
Ces avancées ne sauraient surprendre, tant l’impulsion donnée par Professeur James Mouangue Kobila à la CDHC a permis de recentrer l’institution sur ses missions régaliennes. Un mérite particulier est à souligner dans l’affirmation du rôle de cette Instance Nationale des Droits de l’Homme comme un pilier essentiel de la gouvernance camerounaise, contribuant activement à l’amélioration du paysage des droits humains dans le pays. L’engagement de la CDHC à assumer pleinement sa mission de promotion des Droits de l’homme est palpable depuis novembre 2022, date à laquelle l’institution a intensifié la diffusion de ses déclarations officielles et de ses recommandations, notamment lors des journées commémoratives dédiées aux droits humains. Ces processus de consultation impliquent des points focaux internes, ceux des administrations publiques et des organisations de la société civile, garantissant ainsi la pertinence et l’inclusivité des recommandations formulées à l’intention des parties prenantes. Ces dernières prennent généralement l’engagement formel de mettre en œuvre les stratégies proposées, créant ainsi un cercle vertueux d’amélioration continue.

L’action des pouvoirs publics, souvent guidée par les préconisations de la CDHC, se manifeste concrètement par le renforcement de la réalisation des droits humains sous diverses formes. Parmi les exemples notables, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, marquée par des augmentations salariales et une revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), témoigne d’une préoccupation accrue pour les droits économiques et sociaux. Parallèlement, le gouvernement s’emploie activement à combattre l’intolérance, les discours de haine et l’incitation à la violence, des fléaux qui menacent la cohésion sociale et la paix civile. La lutte contre les violences basées sur le genre et celles perpétrées en milieu scolaire reste une priorité, cherchant à assurer un environnement sûr et respectueux pour tous. Enfin, un accent particulier est mis sur une plus grande inclusion des personnes en situation de handicap, notamment les personnes déficientes visuelles, affirmant ainsi la volonté de bâtir une société véritablement égalitaire et respectueuse de la dignité de chaque citoyen, essentielle dans la perspective des échéances électorales futures.
Oscar Abessolo


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