De l’assistance à l’insertion durable. C’est le changement de paradigme qu’opère le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille en scellant avec la Islamic Charity Foundation for Education and Social Welfare (ECFESW) un mémorandum d’entente de trois ans. Un accord-cadre structurant, adossé au Programme Intégré d’Éducation, de Formation, d’Insertion et de Bien-être Social 2026-2030, qui fait de l’autonomisation économique des femmes et filles vulnérables une priorité opérationnelle.

La cérémonie de signature était sobre, mais la portée est historique. Marie Thérèse Abena Ondoa et Hadja Firida Falaina n’ont pas signé une simple convention, elles ont scellé une alliance stratégique pour transformer la vulnérabilité en levier de développement. Dans son allocution, la ministre l’a rappelé : la politique sociale du Gouvernement ne peut se déployer seule. Elle exige des moyens humains, matériels et financiers colossaux, et surtout la participation active d’une société civile performante.
C’est tout le sens de ce partenariat avec ECFESW, association créée en 2018 et dont l’action est aujourd’hui jugée impressionnante par le Ministère : promotion des droits de la jeune fille, scolarisation, lutte contre les violences basées sur le genre, éducation à la vie familiale et cohésion sociale:”votre implication dans la promotion des droits de la jeune fille, sa scolarisation, son autonomisation économique nous y autorise. Nous nous sentons confortés par l’accord que nous signons ce jour”.

L’objectif : protéger pour mieux insérer
L’objectif principal du mémorandum est sans ambiguïté : protéger les droits de la jeune fille et promouvoir l’autonomisation économique des femmes et filles vulnérables en vue de leur insertion socio-professionnelle et économique durable. Un partenariat gagnant-gagnant fondé sur deux principes : la mutualisation des moyens dans la limite des ressources disponibles, et le partage permanent d’informations, d’expériences et de savoirs.
Ce que va faire concrètement ECFESW
L’Association se positionne comme le bras opérationnel du Ministère sur le terrain. Ses engagements sont précis :
La mobilisation sociale à travers l’accompagnement du MINPROFF dans l’identification et la mobilisation des personnes socialement vulnérables à travers ses structures d’encadrement; l’incubation via l’amission au sein de ses incubateurs, dans la limite de ses capacités, les apprenants issus des structures rattachées au MINPROFF pour une formation qualifiante en vue de l’auto-emploi; la redevabilité avec la Production et la transmission au MINPROFF des rapports semestriels et annuels de suivi-évaluation des activités menées, gage de transparence et d’efficacité.
Ce que va apporter le MINPROFF
De son côté, le Ministère apporte la caution institutionnelle et le levier d’accélération. Il s’engage à : l’accompagnement institutionnel via l’Assuranxe du portage politique et administratif du partenariat et mettre à disposition son expertise technique et son appui-conseil pour la conception et l’exécution des projets conjoints; l’accès au terrain en Autorisant , conformément à la réglementation en vigueur, l’accès ponctuel à ses infrastructures et à ses démembrements territoriaux (Délégations régionales, départementales et Centres de Promotion de la Femme et de la Famille) pour la réalisation des activités communes; l’ouverture vers le financement en Facilitant la mise en relation d’ECFESW avec son réseau de partenaires techniques et financiers; la visibilité à travers la mise à contribution ses plateformes de communication digitale pour vulgariser et valoriser les actions menées dans le cadre de ce mémorandum.
Une gouvernance pour éviter l’effet d’annonce
Pour que l’accord ne reste pas lettre morte, les deux parties ont verrouillé sa gouvernance. Un plan d’action annuel, élaboré conjointement, retracera les modalités opérationnelles et financières de chaque projet. Surtout, une unité conjointe de suivi-évaluation, créée par décision conjointe de la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille et de la Représentante d’ECFUES au Cameroun, sera chargée de veiller à sa bonne exécution.
Conclu pour une durée de trois ans renouvelable, avec un règlement des litiges prévu à l’amiable, ce mémorandum s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’Etat de faire de la femme camerounaise une actrice clé de l’émergence à l’horizon 2035.
Oscar Abessolo

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