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Journée internationale de la Paix : Le CNJC passe à l’offensive contre les violences

Le Conseil National de la Jeunesse du Cameroun ne veut plus se contenter de célébrer la paix, il veut la produire sur le terrain. Du 10 au 21 septembre 2026, son antenne nationale va quadriller le pays avec une Caravane de la paix et de la prévention des violences, une offensive éthique annoncée par sa présidente Fadimatou Iyawa Ousmanou lors d’un point de presse à Yaoundé.

Le ton est donné, et il est offensif. Face à la montée de la détresse psychologique, des féminicides, des violences basées sur le genre et des discours de haine, le CNJC a décidé de sortir de sa posture institutionnelle pour aller au contact. En rassemblant la presse le 10 septembre à son siège, Fadimatou Iyawa Ousmanou a présenté bien plus qu’un programme pour la 45e Journée internationale de la Paix. Elle a dévoilé une doctrine d’action : prévenir, orienter et protéger.

Une doctrine qui prend corps immédiatement. La rencontre a servi de cadre à la remise des certificats à la première promotion des Sentinelles en prévention du suicide, formées en partenariat avec l’Association Camerounaise de Prévention et de Lutte contre le Suicide. Ces jeunes sont la première ligne de cette offensive. Leur mission est simple et vitale : savoir voir les signes de détresse, écouter sans juger, alerter et orienter vers les professionnels avant que l’irréparable ne se produise.

Pour la présidente du CNJC, le lien entre paix et santé mentale est indissociable. Elle a rappelé ce mécanisme destructeur que la caravane veut enrayer : une frustration mal gérée devient un conflit, un conflit mal désamorcé se transforme en violence, et une violence banalisée finit par détruire une vie. La paix durable, a-t-elle martelé, se construit dans la capacité à préserver la santé mentale, à gérer les conflits et à respecter l’autre.

C’est pourquoi cette caravane nationale, qui se déploiera du 10 au 21 septembre, ne sera pas une simple tournée de discours. Elle investira les 10 régions, les 58 départements et les 360 communes du Cameroun, en s’appuyant sur le maillage territorial du CNJC et en mobilisant la diaspora à travers le numérique. L’objectif est de faire de chaque jeune engagé un relais de prévention et un artisan de paix.

Le message a été décliné pour chaque acteur de la société. Aux jeunes, l’appel à briser le silence et à refuser la violence. Aux parents et enseignants, l’invitation à créer des espaces de confiance où la souffrance peut se dire sans honte. Aux femmes et filles victimes, le rappel qu’elles ne sont jamais responsables des violences subies et que le silence face aux féminicides ne peut être un refuge, avec un engagement fort à vulgariser le 116, la ligne d’assistance du MINPROFF. Aux pouvoirs publics, aux forces de maintien de l’ordre, à la justice, à la société civile et aux médias, un plaidoyer commun pour unir les expertises, renforcer les mécanismes de proximité et sensibiliser sans stigmatiser.

En choisissant d’attaquer les violences à la racine, le CNJC donne un sens concret au thème mondial de cette année : « Investir dans la paix pour tous, partout, chaque jour ». Pour Fadimatou Iyawa Ousmanou, cet investissement a un nom : protéger la vie. Car une vie protégée, une violence évitée et un conflit désamorcé sont déjà des victoires pour la paix.

Oscar Abessolo

Written by oscar

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