Un appel clair à la mémoire, à l’unité et au renouvellement de l’engagement international pour prévenir les atrocités de masse a été lancé par la Commission des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté (CDHC) le 7 avril 2026, à l’occasion de la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda survenu en 1994. Conduit par le Professeur James Mouangue Kobila, l’organe souligne l’impératif d’une action concertée face aux menaces persistantes du crime de génocide, tout en saluant les initiatives locales et internationales visant à promouvoir la paix, la tolérance zéro et le vivre-ensemble.

En cette journée dédiée au souvenir, la Commission des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté (CDHC) a émis une déclaration rappelant l’importance de la commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda, un événement tragique qui a marqué l’histoire récente de l’humanité. L’appel de l’organe, dirigé par le Professeur James Mouangue Kobila, résonne avec une urgence particulière en 2026, soulignant que le maintien de la paix est une responsabilité partagée qui exige une vigilance constante et une action coordonnée de tous les acteurs de la scène internationale.
S’appuyant sur le thème de la journée : « Se souvenir. S’unir. Se renouveler. », la CDHC a spécifiquement mis en exergue les objectifs fondamentaux de cette journée internationale de commémoration. L’institution souligne qu’elle vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la scène internationale autour d’une action concertée et coordonnée en vue de prévenir le crime de génocide. Cette prévention est considérée comme une menace majeure pour l’humanité, nécessitant une approche proactive et indéfectible. Parallèlement, elle promeut une politique de tolérance zéro à l’égard de toute intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Cette posture inflexible est essentielle pour contrer les idéologies extrémistes et les dynamiques qui mènent aux atrocités de masse.
La Commission a également insisté sur le lien intrinsèque entre la prévention des génocides et le renforcement de la protection contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ces actes, souvent précurseurs ou concomitants des violences extrêmes observées lors de crimes génocidaires, appellent une vigilance accrue de la part des États et des institutions internationales. La CDHC a ainsi rappelé que la prévention ne saurait être complète sans une attention soutenue portée à la dignité humaine et à la protection des individus contre toute forme d’abus ou de violence extrême.
Dans sa déclaration, la Commission a accueilli avec satisfaction les thématiques retenues pour l’édition 2026 de la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda. D’une part, le thème central de l’Organisation des Nations Unies (ONU), « Se souvenir. S’unir. Se renouveler. », encapsule parfaitement l’esprit de commémoration et la nécessité d’une action collective. D’autre part, elle a salué le thème promu par l’UNESCO, axé sur le « Rôle de l’éducation, de la mémoire et du dialogue intergénérationnel ». Ces deux axes thématiques, bien que distincts dans leur formulation, participent d’une dynamique convergente visant à faire vivre le devoir de mémoire, à promouvoir une culture de paix et à prévenir la récurrence des atrocités de masse. L’éducation et le dialogue, en particulier, sont vus comme des piliers essentiels pour ancrer la vigilance dans les générations futures.
Reconnaissant les efforts déployés au niveau national, la CDHC a salué les démarches des pouvoirs publics et de leurs partenaires visant à intensifier la lutte contre les discours de haine, le dénigrement et le tribalisme. Une mention spéciale a été faite au message adressé à la Nation par le Chef de l’État camerounais le 31 décembre 2025. Dans ce discours de fin d’année, le Président a « insisté sur la nécessité d’intensifier nos efforts collectifs, pour promouvoir le vivre ensemble et consolider l’unité nationale, face au repli identitaire et aux discours de haine qui inondent l’espace médiatique et menacent les fondements mêmes de notre cher et beau pays, le Cameroun ». Cet appel à une « reprise en main vigoureuse » des pouvoirs publics face à l’impunité en la matière témoigne d’une prise de conscience et d’une volonté politique de s’attaquer aux racines de la division.
Les initiatives visant à prévenir et à lutter contre les discours de haine sur les réseaux sociaux ont également été mises à l’honneur. La Commission s’est réjouie des actions menées par les organisations de la société civile (OSC), citant en exemple le lancement, le 18 février 2026 à Bafoussam, par l’association Youth for Peace Cameroon, d’une campagne numérique intitulée « Stop Hate Speech 237 ». Cette initiative vise à sensibiliser les jeunes à la responsabilité en ligne et à promouvoir des discours inclusifs, démontrant ainsi l’engagement des acteurs de terrain dans la construction d’un espace numérique plus sain et respectueux.
Dans un contexte diplomatique et spirituel porteur de sens, la CDHC a salué le voyage apostolique de Sa Sainteté le Pape Léon XIV au Cameroun, programmé du 15 au 18 avril 2026, à l’invitation du président Paul BIYA, président de la République, qualifié d’« éternel mendiant de la paix ». Ce voyage, hautement symbolique, promet d’être une source d’espérance. Il sera notamment ponctué d’une Rencontre pour la paix avec la communauté de Bamenda le 16 avril 2026, en la Cathédrale Saint-Joseph de Bamenda. Cette initiative, empreinte de spiritualité et de dialogue œcuménique, témoigne de l’engagement constant en faveur de la réconciliation, de la cohésion sociale et de la promotion d’une paix durable dans les régions souvent en proie à l’insécurité et aux tensions.
Malgré ces signaux positifs et ces appels à la paix, la Commission dit restée préoccupée par la persistance des conflits intercommunautaires sur le continent. La déclaration fait état d’une inquiétude face à ces tensions récurrentes, illustrées, entre autres, par des événements comme l’incendie et l’information est tronquée ici dans le texte source, rappelant ainsi que la route vers une paix véritable, durable et universelle est encore longue et jalonnée d’embûches. La lecture complète de l’article original n’ayant pas été fournie, les détails concernant les événements spécifiques causant cette préoccupation restent incomplets, mais la préoccupation elle-même est clairement énoncée et souligne la nécessité de poursuivre les efforts de médiation, de dialogue et de prévention.
En clair, l’appel de la CDHC à l’occasion de la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda est un rappel poignant des leçons du passé et un plaidoyer fort pour l’avenir. Il met en lumière l’interconnexion entre la mémoire, l’éducation, la lutte contre la haine et la recherche de la paix. Dans un monde confronté à de multiples défis sécuritaires et sociaux, le message de la Commission, axé sur le souvenir, l’unité et le renouvellement, est plus pertinent que jamais pour construire des sociétés résilientes, tolérantes et pacifiques.
Oscar Abessolo


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