Le 13 juillet 2026 à Douala, une rencontre de haut niveau entre le Directeur Général de la Cameroon Water Utilities Corporation, Dr Blaise Moussa, a reçu le Chef de la Représentation régionale pour l’Afrique centrale de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), Ramón Ynaraja , à l’effet de définir une trajectoire commune pour la finalisation des projets initiés par l’État du Cameroun, tout en jetant les bases d’un renouveau dans la coopération financière internationale pour les infrastructures hydrauliques qui s’averent vitales.

Le cœur des échanges s’est concentré sur la clôture définitive du projet majeur d’amélioration de la desserte en eau potable qui, depuis 2013, mobilise des efforts concertés dans les villes de Yaoundé, Édéa, Bertoua et Ngaoundéré. Ce projet, porté par le gouvernement camerounais avec l’appui technique et financier conjoint de l’Agence Française de Développement (AFD) et de la BEI, est entré dans une phase critique de son cycle de vie. Les 2 parties ont réaffirmé leur volonté de parachever les chantiers restants par la mise en œuvre rigoureuse d’un plan d’action concerté. Cet engagement implique un strict respect des dispositions juridiques, techniques et financières, garantissant que chaque étape de la clôture soit conforme aux conventions internationales qui lient l’État du Cameroun à ses bailleurs de fonds.
Pour la Camwater, l’enjeu est double : il s’agit non seulement de remplir ses obligations opérationnelles sur le terrain, mais aussi de démontrer sa capacité à piloter des diligences administratives complexes. Blaise Moussa a insisté sur la pleine mobilisation de ses équipes pour lever les derniers verrous techniques propres à la composante C de ce projet. Au-delà du simple bouclage comptable et technique, cette démarche s’inscrit dans une vision de plus long terme. La direction générale de l’entreprise affiche désormais une l’ambition de se consolider comme un opérateur public de référence, capable de gérer des portefeuilles d’investissements de grande envergure avec la transparence exigée par des institutions comme la BEI.
Ramón Ynaraja, au nom de la Banque Européenne d’Investissement, a salué la détermination du gouvernement camerounais à assainir et renforcer le sous-secteur de l’eau. Pour l’institution européenne, l’accompagnement du Cameroun repose sur une solide confiance en la vision de réforme portée par le gouvernement. Il a souligné que la pérennité des investissements ne dépend pas uniquement de la construction d’ouvrages, mais de la capacité institutionnelle locale à maintenir une gouvernance irréprochable et orientée vers le bien-être des populations. Le partenariat se veut donc un levier pour améliorer durablement les conditions d’accès à l’eau potable dans plusieurs régions du pays.
Il est impératif de souligner que cet effort de clôture des chantiers de 2013 se déroule parallèlement au méga projet de reconfiguration du système d’alimentation de la ville de Yaoundé, dont la première pierre a été posée le 25 juin 2026. Cette précision est capitale pour comprendre la stratégie de développement hydro-industriel du Cameroun. Tandis que les équipes de la Camwater travaillent à finaliser les composantes historiques du projet de 2013 qui ont déjà produit des retombées directes, notamment via la station de la Mefou, l’entreprise déploie simultanément les ressources nécessaires pour le nouveau schéma directeur de la capitale. Cette double dynamique prouve la volonté de l’État de ne laisser aucun projet en souffrance, tout en projetant vers l’avenir de nouvelles capacités de production et de distribution.
La rencontre s’est achevée sur une promesse de suivi rigoureux. Les 2 institutions ont convenu que le succès de cette coopération ne reposera pas sur de nouvelles déclarations d’intention, mais sur une exécution méthodique axée sur quatre piliers : la transparence administrative, la continuité du service, la recherche de résultats tangibles pour les usagers, et surtout, le respect formel des engagements contractuels. Ce cadre de travail, fondé sur une confiance mutuelle renforcée, ouvre la voie à de possibles futurs financements, alors que la Camwater prépare déjà les prochaines étapes de son plan de développement national. À travers cette démarche, le Cameroun réaffirme son ambition de transformer le secteur de l’eau en socle de croissance, assurant ainsi une meilleure résilience des infrastructures face aux défis démographiques et climatiques actuels.
Oscar Abessolo, source: Camwater


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